THE NUMBER OF THE BEAST

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En cette belle fin de journée, je fus pris d’une envie pressante : aller boire 2 ou 3 verres avec vue sur mer. Je sautai dans mon 4×4 avec 5 incorrigibles bringueurs. Comme à Double Six c’était calme, ce fut direction 707 Beach Club à Batubelig et au triple galop pour ne pas rater le sunset. Confortablement installés sur des poufs d’un kitsch très 60’s, nous étions au 7ème ciel, en plein air et face à l’océan, plutôt qu’enfermés entre 4 murs. Un serveur sur son 31 se plia en 4 pour nous être agréable. Mais la prise de commande s’avéra plus compliquée que les 12 travaux d’Hercule. Ni Pastis 51, ni 1664, ni Jet 27 et à cause du volume de la musique, il ne nous reçut pas
5 sur 5. Il ne fallait pas chercher midi à
14 heures : « Bintang » fut le mot magique !

Avec sa chemise des 3 Suisses et chaussé de bottes de 7 lieues, le DJ, tiré à 4 épingles, maniait les 33 tours comme Rambo le M16.
A peine débarqués d’un 747 depuis le 9-3 pour faire les 400 coups en Asie, un groupe de « djeun’s » en jogging qui s’autoproclamait les 7 samouraïs fit une arrivée bruyante. Ils furent rapidement rebaptisés les 8 salopards quand un drôle de numéro se joignit à eux, digne d’Eddy Murphy dans « 48 heures ». Pour décrire le lieu, je n’irai pas par quatre chemins : pas de fioritures, ni de mille et une nuits. Juste une paillotte et une foule autour, les pieds dans le sable ! Le barman n’a pas
10 ans d’études de mixologie sur son CV et la pizza 4 saisons ne mérite pas d’étoile au guide Michelin, mais on s’en moque comme de l’an 40 en contemplant la vue et l’énergie du public venu des 5 continents.

Pendant qu’une jeune Canadienne se coupe les cheveux en 4 pour fêter ses « sweet sixteen », 7 mercenaires gallois discutent tournoi des 6 nations. Une pin-up, sosie de Béatrice Dalle dans « 37,2° le matin » fait semblant de lire « 50 nuances de Grey » sur un transat alors que la nuit est déjà tombée. Un trentenaire argentin qui courait 2 lièvres à la fois, lui propose une partie de 421 ou un 69, mais sans grande conviction. Pour les 7 péchés capitaux, il faudra repasser. Un Ali Baba, sans ses 40 voleurs mais avec 2 de tension et une mine de vendredi 13, danse avec une Ukrainienne répondant aux douces proportions de 1m80, 95C, 44 pour les tongs et 4 grammes d’alcool dans le sang. Malgré une tentative de 49.3 pour l’obliger à rentrer avec lui, elle l’enverra « Vallser » ! Une tronche de cake qui vantait les mérites du 4 quarts de sa grand-mère et de François Fillon commençait à ressembler à une tarte tellement elle essayait de rentrer dans le moule. Et tout ce petit monde se mélangeait à merveille, pourtant le cul entre 2 chaises, entre plagistes et jet setters.

Vers minuit, alors qu’il ne restait plus que 3 pelés et 1 tondu, mon 6ème sens me dit qu’il était temps d’aller voir ailleurs. Certes 707 n’est pas la 8ème merveille du monde, mais il obtiendra aisément les 500 signatures requises pour se présenter à l’élection du sunset bar le plus consensuel de Bali. Quant au 7 mai, n’oubliez pas d’aller aux urnes. Car en parlant chiffres, sur le calendrier balinais, nous sommes en l’an 1939 ! Ca fait froid dans le dos. Alors pour éviter regrets ou un exil de 7 ans au Tibet, rappelez-vous qu’un con qui vote aura toujours plus de poids que 2 intellectuels qui s’abstiennent !

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