TEH FOR TOUS

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Force est de constathé que le mot « thé » évoque davantage l’Angleterre et ses quotidiennes cupas, la Chine et l’Inde avec leurs crus réputhés et leurs légendes de la tasse originelle, le Japon et la célèbre cérémonie du thé « cha dō – la voie du thé », que l’Indonésie. Pourtant l’Indonésie est le 7em producteur mondial de thé et ce depuis belle lurette, les premières plantations à Java datant de 1830. Mais en toute honnêtethé, vous en buvez du thé indonésien vous ? Non ? Normal, le produit est exporthé et ne restait jusqu’à récemment pour le marché local que les poussières du fond des sacs. Du coup le thé ici, et jusqu’ici – parce que oh félicithé, c’est en train de changer – c’est du Lipton Yellow (de quoi être dégouthé) ou du Teh Botol (poussière de thé, arome jasmin, eau et sucre) qui jouit d’une belle notoriéthé (80% des jeunes Indonésiens préfèrent le teh botol au Coca Cola) depuis 1940… Mais bon en Chine, on en boit depuis 4750 ans ! Et à Bali alors, où la trouve-t-on la perfect cupa’ aka « la fameuse tasse de teh parfaite » ?

Couleur café thé local
Noir ou vert mais aromatisés, les teh leche-vitrine-2« wangi » (parfumés) Melati (jasmin), Mawar ou Ros (rose), Vanila de Teh Cap Poci, Teh Cap Botol, Teh Cap Nutu, etc. Le teh en « vrac » se vend en très jolis petits paquets rétro 100% en papier. Pour le thé sans parfum, c’est à dire asli (vrai) ou tawar (nature) Teh Cap et Sari Wangi. Si je puis me permettre un conseil, on préfèrera le vrac aux sachets, pour non pas 1, ni 2 ni 3 ni 4 mais 5 bonnes raisons :
– Qui dit sachet dit déchets : paquet, suremballage en plastique, agrafes, étiquettes et souvent traitement chimique du papier.
– Avec du thé en sachet, il est également plus difficile de voir la qualithé des feuilles dissimulées dans le sachet opacifié.
– Les feuilles ont besoin d’espace pour révéler leur arôme et s’expriment moins bien confinées dans des sachets.
– On peut doser la quantithé à son goût…parce qu’ici quand le thé (de grande distribution) est parfumé (100% naturellement avec des vraies fleurs de Jasmin, si, si, sérieusement) ce n’est pas d’une grande subtilithé. Par exemple pour le thé au jasmin, je mélange 1 cuillère à café de Teh Cap Botol Melati avec 1 cuillère à café de Teh Cap Asli… sinon j’ai l’impression de brouthé un bouquet de jasmin.
– C’est moins cher. 5000 rp les 80 g !
Et puis ainsi, vous aurez évithé d’acheter des thés en sachets déjà sucrés et bourrés d’arômes artificiels dans les Pasar Oleh Oleh, c’est imbuvable, pardon, je voulais dire… c’est pas tellement ma tasse de… thé.

Gouthéthegouthe_
Dharma Teas est le distributeur indonésien de thés et tisanes haut de gamme, thés indonésiens ou étrangers soigneusement sélectionnés. Et devinez qui a eu la bonne idée de les mettre à sa carte ? Le Warung Gouthé de Tresia et Aurélien ! 19 variéthés, des thés verts, du Pu Er, un superbe Ceylan (de grade Orange Pekoe, rien que ça) et un très bon Darjeeling, un thé blanc Paimu Tan, un Oolong, de la citronnelle de Bali et j’en passe puisqu’il y en a 19. Evidemment, ils se marient parfaitement avec les gourmandises (au hasard le pain perdu et la tarte caramel chocolat) qui y sont aussi proposées.

Brew Me

JpegC’est drôle comme le thé inspire les jeux de mots… probablement l’influence subliminale du sens de l’humour britannique perfidement propagé par tasses de thé interposées. Ibu Yudia a, quant à elle, eu l’excellente idée d’ouvrir il y a 4 mois un « studio de thé » à Petitenget… uniquement consacré au breuvage de l’éveil, accompagné comme il se doit de quelques douceurs (tartes au chocolat, apple pies, cheese cakes). Une petite mais très belle sélection de grands crus et de mélanges concocthés par leur maître de thé. A boire sur place (dans des tasses en porcelaine fines comme il faut) ou à emporthé. « Propertea » et « Partea » pour les jeux de mots, Genmaicha Imperial (sencha et riz grillé), Temple of Rose (thé ambré et boutons de rose), Midnight in Paris (thé noir et fleurs de lavande) pour les thés parmi les 21 proposés. Là non plus (comme Dharma et étrangement Teh Poci), pas d’arômes artificiels. Des feuilles sélectionnées dans les meilleures plantations d’Indonésie et d’ailleurs (Taïwan, Inde, etc.). On en profite pour dire qu’on a bien nothé que les thés de Java, du fait du climat tropical, de l’hygrométrie et de l’altitude contiennent davantage d’antioxydants que les thés chinois et japonais et sont donc très bons pour la santhé.

Toiro ( ‘’To’’ 10 et ”iro” couleurs)
Pour se voir téléporthé instantanément au toirologoJapon, il suffit d’aller à Batu Belig. On y trouvera une sorte d’OVNI, un salon de thé parfaitement japonais avec tatami et tout l’toutim. Matcha (thé vert en poudre) d’une exceptionnelle qualité (je n’ai pas oublié le jeu de mot, je m’abstiens juste de faire deux fois le même) venant d’une grande maison de thé de Kyoto (Marukyu Koyamaen) et lauréat de nombreux prix grâce au parfait équilibre obtenu entre douceur et amertume. On peut acheter 2 sortes de matcha (200 000rp les 20 g et 300 000rp pour le Marukyu Koyamaen) et 3 grands crus de café (Mokha Yirgachette d’Ethiopie, Narino Tazmania de Colombie, et FSHB Jaguari Project Honey du Costa Rica, entre 130 000 et 150 000rp les 200 grammes) ou boire thés et cafés sur place (à partir 60 000rp).
Les 25 douceurs « wagashi » proposées en accompagnement sont parfaitement – c’est à dire Kyotoïquement – authentiques, fascinantes de beauthé et de délicatesse. Les noms sont plein d’inspiration et les prix assez abordables, ce qui ne gâche rien (de 9 000 à
25 000rp).
Avec tous mes vœux de courage : « Gambathé »
() dans cette étonnante entreprise !

Chai
Chai en hindi (comme cha en chinois et 13709841_1348007728562238_8059811992227698353_njaponais), ça veut juste dire « du thé ». Le Chai Masala, c’est du thé noir (souvent de l’Assam) bouilli avec du lait et des épices diverses et variées (souvent du gingembre, de la cannelle, de la cardamome, de l’anis étoilé, du fenouil, du poivre, des clous de girofle voire de la coriandre, de la muscade ou du cumin) à chacun sa recette secrète. Pour avoir dégusthé le meilleur Chai Masala de Bali, il vous faudra un peu l’avoir mérithé et un peu de tenacithé puisqu’il est servi (sans supplément !) après le cours de 2 heures de yoga Iyengar d’Olop Arpipi… J’en connais qui n’y vont (presque) que pour ça !

J’espère bien avoir attisé votre curiosithé et que bientôt vous aurez testhé tous ces thés et les aurez dégusthés… avec un ou une amie, car c’est indubitablement une boisson appelant à la convivialithé.

Warung Gouthé, Jl. Pantai Berawa, tél. 087 889 470 638. Du lundi au samedi jusqu’à 17h, 25 000rp le thé ou la tisane.

Dharma Teas, www.dharma-teas.com

Brew Me, Jl. Petitenget n°1A (dans le virage qui sépare Batu Belig et Petitenget), de 8 h à 21h, www.brewmefineblend.com. A partir de 35 000rp le thé servi sur place, et 20 000rp en feuilles à emporter (dans une sorte de tube à essai), ou de 35 000rp à 150 000rp en paquet (avec petit laïus en français imprimé à l’arrière, oui madame, de 35 à 100 grammes.)

Toiro, Jl. Batu Belig n°2A, Kerobokan, tél. 081 999 973 272, de 10h à 17h, de 10h à 13h le samedi. Livraison 20 000rp. www.toiro-wagashi.com/img/deli-menu-eng-high.pdf

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