LES TAXIS EN LIGNE SE VOIENT IMPOSER UN BAREME DE PRIX

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Afin de mettre fin à la guerre des taxis en Indonésie (peut-on aller contre le progrès en cassant la gueule à la concurrence ?), le gouvernement indonésien a décidé de fixer le barème des courses pour les opérateurs de transports en ligne.

Uber, Grab et les motos-taxis Go-Jek ont pour l’instant sérieusement subventionné leurs chauffeurs afin de s’approprier le marché en Indonésie. Ils devront désormais se conformer aux tarifs fixés par le gouvernement.

L’avènement du transport en ligne a bien évidemment créé des tensions dans ce secteur qui, il faut bien l’avouer, bénéficiait d’un statut de quasi monopole et d’une réputation exécrable. Voir à Bali par exemple, la mainmise d’une seule compagnie de taxi sur l’accès à l’aéroport.

Les faits divers relatant des exactions à l’encontre de ces chauffeurs en ligne ont été nombreux ces derniers mois. Allant de l’intimidation aux violences physiques, en passant par l’interdiction d’accéder à certaines zones géographiques, le métier de chauffeur en ligne représentait de nombreux dangers.

Le ministère des Transport à donc décidé d’établir un barème de prix allant de 3500rp à 6000rp par km à Java, Bali et Sumatra. Pour le reste du pays, la fourchette s’établit entre 3700rp et 6500rp par km.

Ce nouveau règlement est effectif depuis le 1er juillet et sera à nouveau évaluer dans six mois, a-t-on indiqué au ministère.

« Il faut qu’il y ait un équilibre entre le transport conventionnel et le transport en ligne, alors nous devions mettre en place un règlement », a dit un officiel, Pudji Hartanto Iskandar, à Reuters.

Les deux plus grosses compagnies de taxis indonésiennes, Blue Bird et Express Transindo Utama, ont vu leurs actions en bourse chuter de façon drastique ces derniers mois, leurs investisseurs étant particulièrement inquiets de la compétition que représente les taxis en ligne.

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