SUNNY SIDE UP, UBUD VILLAGE JAZZ FESTIVAL, OMBAK FESTIVAL ET CAMERA INDONESIA

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< Les 11 et 12 août 2017 à Kerobokan>
Le Sunny Side Up Festival revient !  
Soleil, plage, DJs de renom et exotisme, c’est le cocktail quelque peu cliché concocté par le Sunny Side Up Festival.  Deux jours durant, le Potato Head Beachclub de Kerobokan accueillera une petite ribambelle d’artistes internationaux. On y verra aussi quelques étoiles montantes des platines pour faire vibrer les tympans des touristes en quête de notes familières à Bali. Certes, le rappeur Big Sean de Détroit, les mélodies parisiennes de Phoenix, les hits britanniques de Hot Chip, Charli XCX ou Jonas Blue ne vous propulseront pas vers de nouveaux horizons culturels, mais ils vous permettront sans doute de passer un agréable moment entre amis dans une atmosphère à la fois chic et tropicale !
Potato Head Beach Club, Jl. Petitenget n°51 B, Kerobokan. Tél. (0361) 473 79 79, www.sunnysideupfest.com

< Les 11 et 12 août 2017>
Marre de l’électro ? Ubud Jazz Festival
Direction Ubud Village Jazz Festival 2017 !
Organisé pour la première fois en 2013, ce festival annuel fut fondé par Yuri Mahatma, un musicien/compositeur, et Anom Darsana, bien connu des lecteurs de la Gazette et directeur d’Antida Music Productions, l’un des studios d’enregistrement majeurs de Bali. Initialement prévu pour accueillir une vingtaine de performances, ce festival recevra cette année une ribambelle d’artistes venus du monde entier dont le fameux trio de Gerard Clayton. Ce dernier est particulièrement connu pour ses quatre nominations, notamment celles reçues aux Grammy Awards en 2012 et 2013. Seront aussi présents l’Allemand Benny Brown et le trio français de Samy Thiébault. Ces diverses performances vous permettront aussi de vous déhancher sur les notes de talentueux artistes indonésiens tels que le guitariste prodige Balawan ou encore David Manuhutu. Pour cette cinquième édition, le thème retenu s’intitule : « Beautiful Music for Beautiful Minds », promettant deux soirées aux rythmes apaisés et pleines de convivialité. Plus qu’un simple festival, cet évènement propose une série de workshops visant à redonner un nouveau souffle à la musique jazz auprès des plus jeunes générations. Que vous soyez déjà un musicien averti, un simple amateur ou un pur étranger à cet univers, l’Ubud Village Jazz Festival vous permettra sans nul doute d’apprécier une ambiance multiculturelle, joviale et ressourçante au sein du musée ARMA, un des lieux les plus emblématiques de Bali.
Ubud Village Jazz Festival .Tickets en vente sur www.ubudvillagejazzfestival.com, ARMA, Jl. raya Pengosekan, Ubud, de 15h30 à 23h30

< Du 3 au 6 août>
Balinesia FACE, la « Fashion Week » de Bali
Pour sa troisième édition, Balinesia FACE (Fashion, Art, Culture & Exhibition) voit les choses en grand. Défilés audacieux, musique électro et podiums mettront à l’honneur le monde de la mode locale. Pendant trois jours, c’est à Beachwalk que se fera la rencontre entre créations artistiques indonésiennes et consommateurs du reste du monde, la compagnie avant-gardiste IDcreative n’ayant pas lésiné sur les moyens. Un investissement conséquent permet à l’événement de grandir d’année en année et les organisateurs prévoient cette fois de franchir le seuil des 20 000 visiteurs. Également présenté comme un hommage au design local, des danses balinaises rappelleront par conséquent le caractère touristique de ce rendez-vous haut en couleur qui veut placer Bali sur la carte de la mode indonésienne, numéro un en Asie.
Balinesia FACE. Beachwalk Shopping Center, Kuta. Tél. 082 299 580 366, www.idcreativeworld.com

<11 et 13 août 2017 à Seminyak>
L’Ombak Festival, le surf se marie au cinéma !
Pour la 9ème édition de l’Ombak Festival, les planches de surfs et les caméras se poseront à la Plancha à Seminyak. Pendant trois jours, les cinéastes de surfs pourront promouvoir leur travail et de nombreux films indépendants et documentaires aussi bien locaux qu’internationaux seront présentés au public. L’autre mission de l’événement est de sensibiliser les novices aussi bien que les initiés aux problématiques environnementales mais également sociales, déconstruisant ainsi l’image plutôt hédoniste du surf.
Ombak Festival, La Plancha Bali, Plage de Seminyak.
Tél. 081 339 025 223, www.ombakbali.com

<Tous les mercredis et jeudis à Ubud >
La BBC toujours à l’honneur au Blackbeach !
En août, Blackbeach continuera de mettre en avant les beautés, les mécanismes et les défis contemporains de notre planète grâce aux deux séries documentaires de la BBC ayant rythmé la programmation du mois dernier.
Les mercredis, on retrouvera donc les épisodes de « Human Planet », série réalisée en 2011 mettant en avant les liens complexes entre l’Homme et les différents espaces naturels. On entamera ainsi la semaine avec l’épisode 5 : « Mountains », le mercredi 2 août, suivi par « Grasslands », le 9 août, « Rivers », le 16 août, et enfin « Cities » le 23 août.
Les jeudis se verront consacrés à la suite de la série « Life » sortie en 2009, qui sera à l’instar de la première diffusée en VO sous-titrée. L’envol est prévu le 3 août avec « Birds ». On reviendra le 10 août pour « Insects » et le 17 août pour « Hunters and Hunted ». Puis on se retrouvera de nouveau le 24 août pour « Creatures of the Deep » et le 31 août pour « Plants ». Petite entorse, le dernier épisode de « Life » : « Primates » sera diffusé le mercredi 30 août.
BlackBeach, Jl. Hanoman n°5n Ubud. Tél. (0361) 97 13 53. A partir de 20h, tous les mercredis et jeudis.
Pour voir toute la programmation : blackbeach.asia. -Entrée gratuite

<Du 1er au 31 août à Paradiso>
Camera Indonesia, l’art au service du bonheur
Le Paradiso accueille tout le mois d’août un collectif de jeunes photographes balinais ! Armés de leurs appareils photo, les membres de Camera Indonesia font découvrir les merveilles cachées de l’île des dieux. Au nombre de 138, les univers, les réflexions sont différents et les interprétations propres à chacun. Leur art met aussi en exergue les faiblesses de Bali, la pollution, l’influence du monde moderne qui détériore l’authenticité de l’île, le mercantilisme qui s’importe en même temps que les touristes et les affairistes de tout poil toujours plus nombreux. Le plastique, ce fléau qui endommage les paysages de Bali a motivé Camera Indonesia à engager des campagnes de nettoyage des plages par exemple. Ils ne s’arrêtent pas là, les défavorisés de l’île sont devenus une priorité et les initiatives solidaires se multiplient. Si vous aimez la nature, l’île ou simplement l’art de la photographie, rendez-vous du 1 au 31 août à Paradiso, Ubud.
Camera Indonesia, Paradiso Ubud, Jl. Gootama Selatan, Ubud. Tél. 085 737 614 050. Compte Instagram : instagram@camera_indonesia. Du 1er au 31 août

LE PUBLIC INDONESIEN EST TRES AMATEUR DE JAZZ ET DE RISQUES MUSICAUX

Etoile montante du jazz français, Samy Thiebault est l’un des artistes phares de la programmation du  Festival d’Ubud. Né en Côte d’Ivoire, il obtient une maîtrise de philosophie à la Sorbonne en 2001 puis poursuit ses études au sein du CNR de Bordeaux. C’est en 2004 qu’il intègre le Conservatoire National Supérieur de Paris et entame une véritable carrière musicale qui le mènera jusqu’au succès qu’il connaît aujourd’hui. Souriant et détendu, il nous fait part de son amour pour la musique, le voyage, et les questions métaphysiques…

Te souviens-tu de ta première rencontre avec le jazz ?
J’ai découvert la musique grâce à mon père qui est pianiste. Il rêvait d’être saxophoniste, c’est pourquoi il m’a poussé à apprendre le saxophone dès 8 ans. A l’époque, je jouais juste pour la détente et mon véritable coup de cœur est venu bien plus tard. J’avais 18 ans lorsque j’ai découvert les sons de John Coltrane, et c’est là qu’a réellement commencé mon histoire d’amour avec le jazz. J’ai décidé d’en faire ma carrière à l’âge de 25 ans. C’est un peu tard pour décider de se lancer dans le métier, mais c’est aussi ce qui m’a donné une force de travail énorme.

Tu es né à Abidjan. Cela a-t-il grandement influencé ton parcours artistique ?
Oui et non (rires). Je n’y ai pas vécu suffisamment longtemps pour avoir des influences musicales concrètes, même si l’Afrique est toujours restée une sorte de mythe personnel, un fantasme auquel j’aimais me rattacher. C’est quand j’y suis retourné il y a cinq ans que j’ai réalisé à quel point le corps a sa propre mémoire. Depuis, j’accorde à l’Afrique de l’Ouest une réelle importance dans mes compositions, notamment dans le morceau « Abidjan» qui s’inspire d’une berceuse africaine.

Es-tu déjà passé par Bali auparavant ?
Non jamais, mais je suis déjà venu en Indonésie. En novembre dernier, nous sommes allés à Jakarta, Yogyakarta et Surabaya. C’était puissant. Le public indonésien est très amateur de jazz et de risques musicaux. On a d’ailleurs joué avec des artistes indonésiens. Ils ont un rapport au rythme très différent du nôtre et c’est extrêmement motivant !

Qu’évoque pour toi le thème du festival : « Beautiful Sounds for Beautiful Minds » ?
J’aime beaucoup. Il résume bien la vision que j’ai de la musique. J’espère toujours que ce que je joue sera à la fois partageable, ressenti et transformé par l’esprit de celui qui l’écoute. La musique a selon moi une forte dimension spirituelle et transformatrice. Je dirais même que c’est sa finalité ! Avec son thème et son cadre, ce festival me donne vraiment l’occasion de mêler l’utile à l’agréable. Il me tarde d’y être !

Interview par Clara Maximovitch 

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