SARACEN : LES PROS DE LA HAINE ET DU RACISME EN LIGNE

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La police vient d’annoncer l’arrestation du gang Saracen, une organisation criminelle spécialisée dans la commercialisation d’infos de haine et de diffamation sur les réseaux sociaux.

Saracen vendait ainsi à qui le désirait pour son action politique une complète campagne d’intox provocative visant une certaine religion ou un certain groupe ethnique.

Mohammad Fadil Imran, le policier en charge de la criminalité cybernétique, n’a pas révélé les identités des commanditaires pour ne pas nuire à l’enquête en cours.

Saracen, ou sarrasin en français, est le nom donné aux populations musulmanes au Moyen-Age par les Occidentaux.

Il a expliqué que la nouvelle brigade qui vient d’être formée pour enquêter sur la criminalité sur Internet avait détecté une dissémination « systématique » de discours de haine et de fausses infos ciblant surtout les religions musulmane et chrétienne, les Indonésiens d’origine chinoise et le gouvernement.

Le policier a décrit Saracen comme « bien structurée » et capable de coordonner ses activités depuis plusieurs endroits.

L’organisation était capable d’interagir avec 800 000 comptes sur les réseaux sociaux, certains piratés, d’autres faux, et de stimuler le trafic de sites d’intox, générant également ainsi plus de revenus en provenance de la pub en ligne.

Les trois personnes arrêtées, deux hommes et une femme, risquent jusqu’à 7 ans de prison en vertu de la loi sur l’information et les transactions en ligne.

Avant l’arrestation des membres de Saracen, la police n’avait pu interpeller dans ce genre d’activités illégales, que des individus agissant seuls.

C’est la première fois qu’un tel degré d’organisation dans la diffusion de propos de haine est révélé, qui plus est commercialisée comme une campagne marketing.

La police est encore à la recherche d’autres membres de Saracen, ainsi que d’autres organisations du même type, a-t-on indiqué dans les locaux de la brigade.

Le ministère de la Communication a déclenché une vaste campagne contre la diffusion d’intox sur Internet ces dernières semaines, s’en prenant directement à la responsabilité de géants comme Facebook, Google et Telegram sur leur utilisation par les terroristes.

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SOURCEAsia Nikkei
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