RETOUR DES FEUX DE FORETS : L’ARMEE PROMET DE TIRER A VUE

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Un gradé de l’armée indonésienne de la province de Jambi (Sumatra) a affirmé que quiconque mettrait une portion de forêt en feu sera abattu.

Cette déclaration intervient au moment où les autorités ont de plus en plus de mal à contenir les départs de feu de plus en plus nombreux dans la région et qui causent déjà un important nuage toxique.

Cinq provinces indonésiennes ont en effet déclaré l’état d’urgence à cause des feux de forêts, selon l’agence BNPB qui s’occupe des catastrophes, avec un nombre de départs de feu en forte hausse dans de nombreux secteurs depuis une semaine.

La quasi totalité des feux sont déclenchés afin de préparer le sol à la plantation de palmiers pour la production d’huile.

Cela a pour conséquence la constitution d’un épais nuage toxique, particulièrement dangereux pour la santé de la population, qui se propage dans la région, à la grande colère des pays voisins.

L’agence BNPB travaille avec de nombreuses agences gouvernementales, et aussi avec l’armée, pour contenir les feux.

Les autorités de la province Sumatra-Sud ont aussi donné l’ordre de tirer sur les contrevenants.

« C’est pour montrer aux gens, qui ont été prévenus déjà plein de fois. C’est pour montrer notre fermeté et notre sérieux », a dit le colonel Refrizal, commandant de l’unité spéciale dévolue aux feux de forêts à Jambi.

Le porte-parole de BNPB Sutopo Purwo Nugroho a expliqué que cette unité était en train d’essayer d’éteindre le feu sur une surface de 10 hectares.

Les autorités ont découvert une zone de Jambi où les propriétaires ont « intentionnellement » mis le feu, a-t-il ajouté.

Le nombre de départs de feu, s’est accru de 239 le 30 juillet, à 173 trois jours plus tard, selon les données de BNPB.

Ces feux sont principalement à Kalimantan (Bornéo), Sumatra et Java.

Les pires feux de forêts que l’Indonésie a connu se sont produits en 2015, à Kalimantan et Sumatra.

La Banque Mondiale, citant les données gouvernementales, a affirmé que 2,6 millions d’hectares de terre ont brûlé entre juin et octobre 2015, causant 16 milliards de dollars de dommages économiques.

L’asséchement et la conversion des tourbières initiés par les plantations de palmiers à huile, sont à la racine du problème, avait affirmé un rapport de la Banque Mondiale.

Aucune des entreprises suspectées d’avoir eu recours à cette technique de brûlis n’a été condamnée.

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SOURCEBangkok Post
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