LA POLICE AIMERAIT POUVOIR ABATTRE DEALERS ET TOXICOS COMME AUX PHILIPPINES

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Alors que l’enquête sur les allégations de Freddy Budiman, exécuté il y a quelques semaines pour trafic de drogue, sur l’implication d’institutions comme l’agence anti-drogue, l’armée et la police dans ce trafic en Indonésie semble être au point mort, le chef de l’agence anti-drogue Budi Waseso a appelé la police indonésienne a reproduire ici les méthodes de « guerre contre la drogue » employées aux Philippines.

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« Si de telles méthodes étaient employées en Indonésie, nous serions sûrs que le nombre de trafiquants et de toxicomanes de notre pays bien aimé chuterait de façon drastique », a lancé récemment Budi Waseso.

Plus de 2000 personnes ont été tuées aux Philippines depuis que le président populiste Duterte a lancé sa « guerre contre la drogue » il y a seulement deux mois.

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La police philippine a déjà abattu directement lors d’interpellations 1011 trafiquants ou utilisateurs. Les policiers affirment que ces morts sont dues au fait que les suspects résistent leur arrestation ou tirent sur les policiers.

Mais la police philippine n’est pas seule à tirer sur les trafiquants et les toxicomanes. Les statistiques attribuent 1067 autres meurtres à des « tireurs inconnus ». Cela suggère la possibilité que les appels du président Duterte aient également été perçus de façon très favorable par des particuliers bien armés.

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Duterte justifie ces meurtres en questionnant l’humanité des toxicomanes. Budi Waseso de son côté a exprimé un mépris similaire affirmant que la vie des dealers étaient « dénuée de sens ».

Le porte-parole de l’agence anti-drogue Slamet Pribadi a de son côté minoré les assertions de Budi Waseso en rappelant que la loi indonésienne interdirait des méthodes comme celles utilisées aux Philippines. « On ne peut pas abattre des criminels comme ça, il faut suivre la loi », a-t-il dit.

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SOURCEHuman Rights Watch
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