PLAINTE EN DIFFAMATION POUR AVOIR COMPARE MEGAWATI A AUNG SAN SUU KYI

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Un journaliste et documentariste fait l’objet d’une enquête de police pour diffamation après avoir comparé sur Facebook Megawati Soekarnoputri à Aung San Suu Kyi.

Le 3 septembre dernier, Dandhy Dwi Laksono a écrit sur le réseau social que les deux personnalités avaient de nombreux points communs. Elles sont toutes les deux d’anciennes figures de l’opposition qui maintenant dirigent le parti au pouvoir dans leur pays respectif.

Le journaliste a ajouté que si le gouvernement de Myanmar était critiqué pour le traitement des Rohingyas, le gouvernement indonésien devrait être traité de la manière pour sa répression du mouvement indépendantiste papou.

Il a ensuite comparé le silence d’Aung San Suu Kyi sur la persécution des Rohingyas au role de Megawati comme leader du principal parti au pouvoir dans le gouvernement, qui a récemment intensifié la répression des indépendantistes papous.

Les associations des Droits humains indonésiennes ont documenté de nombreux cas d’abus par les forces de l’ordre contre les activistes, les journalistes et toutes personnes suspectées de soutenir la cause papoue.

Dandhy Dwi LaksonoDandhy a publié son point de vue sur Facebook juste après une importante manifestation des organisations musulmanes indonésiennes condamnant le Myanmar pour l’épuration ethnique des Rohingyas.

Le parti de Megawati (PDIP) a porté plainte contre le journaliste, qui risque jusqu’à 4 ans de prison si reconnu coupable.

Cette affaire est la dernière en date concernant l’utilisation intensive et très controversée de la loi sur l’information et les transactions électroniques en Indonésie.

Selon l’organisme d’observation des activités en ligne SAFEnet, au moins 35 activistes ont été accusés de diffamation en ligne depuis la mise en place de cette loi en 2008.

Six cas ont été répertoriés rien qu’en 2017.

Des associations ont rapidement lancé une campagne de soutien envers le journaliste, affirmant qu’il exprimait une opinion considérée comme « critique légitime » et non pas un acte criminel.

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