PARADISE PAPERS : DES NOMS RÉVÉLÉS DANS L’INDIFFERENCE GENERALE

PARTAGER SUR

Trois personnalités indonésiennes, et non des moindres, figurent dans la liste des « Paradise Papers », une enquête menée sous l’égide du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) sur les moyens pour les plus riches d’échapper à l’impôt à travers des montages de sociétés écrans dans les paradis fiscaux.

Il s’agit de Prabowo Subianto, Tommy Soeharto et Mamiek Soeharto.

« Nous allons suivre ces données et infos en provenance de diverses sources, y compris les dernières en date. Nous allons essayer d’obtenir des données plus complètes et détaillées dans l’optique des efforts entrepris pour la conformation des contribuables », a dit Hestu Yoga Saksama, porte-parole du centre des impôts indonésiens.

Le fonctionnaire a rappelé que tous les citoyens indonésiens devaient déclarer leurs biens mais a ajouté aussi que les employés des impôts n’avaient pas le droit de révéler les données concernant les contribuables, conformément à la loi.

Hestu Yoga Saksama a enfin rappelé que l’Indonésie ne pouvait pas faire grand chose pour enquêter de façon indépendante sur de tels dossiers, parce que le pays ne rejoindra l’accord d’Echange automatique d’information (AEOI) qu’en septembre 2018.

Lors des « leaks » précédents, les fameux « Panama Papers, » d’autres noms importants, comme celui du vice-président Yusuf Kalla ou encore du nouveau vice-gouverneur de Jakarta Sandiaga Uno, avait été cités dans l’indifférence générale.

Tout au plus, les personnes incriminées s’en étaient dédouanées avec une déclaration devant la presse affirmant qu’il n’y avait rien d’illégal dans leurs activités offshore.

En ce qui concerne Prabowo Subianto, dont les « Paradise Papers » révèlent sa position comme vice-président de la société Nusantara Energy Resources aux Bermudes, ce dernier n’a pas daigné faire le moindre commentaire.

Il a laissé cette tâche au vice-président de son parti Gerindra, Fadli Zion, qui a déclaré que Prabowo n’avait aucun lien avec cette société. Tout en niant également que cette société avait été créée pour éviter les impôts et en rappelant enfin qu’elle n’avait jamais été active depuis sa création.

C’est en général le principe et l’utilité de ces sociétés écrans qui jettent un… écran de fumée sur les prestations d’une autre société cachées derrière à travers des montages financiers complexes qui n’ont comme seul propos que de permettre à la société active d’échapper aux impôts.

Lire aussi :
Panama Papers, amnistie : L’Indonésie face à ses démons fiscaux
DES NOMS INDONESIENS DANS LA LISTE DES PANAMA PAPERS
ACCORD SUISSE-INDONESIE CONTRE L’EVASION FISCALE

SOURCEJakarta Post
PARTAGER SUR

PAS DE COMMENTAIRES

LAISSER UNE RÉPONSE