Mon Bali, par Gérard Depardieu

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Pourquoi Bali ?

J’ai découvert Bali en vacances il y a quelques années. J’ai tout de suite beaucoup aimé l’île, surtout Sanur, l’harmonie entre le vacancier insouciant du 5 étoiles Grya Santrian et l’innocente prostituée du village d’à coté, c’est ce qui m’a plu la première fois. Après avoir quitté la France, j’ai d’abord essayé la Belgique, mais Néchin en hiver ca ressemble plus à la banlieue de Moscou qu’à un petit village de province. Donc j’ai appelé Vladimir Poutine et il m’a accordé la nationalité russe. J’ai déchiré mon passeport Français, les 75% d’imposition qui allaient avec, et je me suis installé chez Vladosh, dans la capitale de la vodka. Après une semaine all inclusive au Club Med de Grozny et quelques soirées avec mon ami Kadyrov [Ndlr. Président de la Tchétchénie], j’avais vite fait le tour. Voilà pourquoi j’ai posé mes valises à Bali, j’en profite en ce moment pour faire la promo de mon dernier film qu’on peut voir en français au Cineplex XXI : « Asterix et Obelix au service de sa Majesté ». Le soleil, ses plages de sable fin et ses Russes bronzées en string. Ce n’est vraiment pas les mêmes quand elles ont une chapka sur le crane et des moon-boots aux pieds.

Qu’est-ce que tu fais à Bali ?

Rien, strictement rien. Enfin si, je vis, je me détends, je sors et je picole. Vous avez cet alcool bizarre qui ne passe pas si mal… Comment ca s’appelle déjà ? L’arak, voilà c’est ça. Pas mauvais. Boire de l’arak c’est un peu comme coucher avec une prostituée. Dans le fond tu sais que c’est immonde mais t’apprécies quand même. Et puis cette idée de mi-homme mi-femme [Ndlr.waria], comme on voit dans certains bars de la Dhyana Pura, c’est quand même une belle preuve d’ouverture d’esprit. Plus sérieusement, je suis en train de réfléchir à ramener le vin de mon domaine du Château de Tigné en Anjou. Sinon pourquoi pas tenter quelque chose avec les vignobles de Lovina, mais l’apprentissage risque d’être long. Parce que Bali c’est cool, la vie est belle, mais niveau vin…

Quels sont tes rapports avec la communauté francophone ?

J’en ai très peu, je n’ai pas quitté la France et la Belgique pour retrouver les mêmes gens. Je dois simplement reconnaitre que les Français qui vivent ici sont un peu moins moroses que ceux de là-bas. Je crois que je n’y reposerai plus les pieds. Du moins tant que la France sera Hollande.

Si on te demandait une adresse pour manger ?

Allez interviewer Jean-Pierre Coffe entre deux tournages de pub pour Leader Price, il vous dira où manger ! En vérité, je pense que mes différentes interprétations d’Obélix à l’écran me font apprécier le babi guling balinais. Je suis d’ailleurs tombé sur votre édition de mars et comme je traine souvent à Sanur, je me suis laissé tenter par le warung d’Ida Bagus Rai et son cochon à la broche. Un délice, même sans cervoise.

Un artisan hors du commun ?

Le barman de Ku De Ta, il sert des « shooters » de tequila à une vitesse phénoménale. Sinon il y a la masseuse du coin de ma rue, qui est toujours prête à rendre service.

Et où sors-tu ?

Si je vous le dis, je vais être assailli. Tant pis, si c’est pour le bien de la communauté, j’accepte, surtout que cet endroit ne peut que leur faire du bien… c’est le Mixwell, sur Jalan Dhyana Pura. Superbe ambiance, les gens y sont hyper chaleureux, on s’y retrouve un peu tard le soir après diner. C’est un bar que j’adore car on y rencontre ces drôles de créatures à plumes dont je parlais plus haut !

Un endroit pour une escapade ?

Sanur ! Pour sa plage, son charme et sa tranquillité, sa balade, ses hôtels et les Russes qui y séjournent. Et la pêche au gros dans les aquariums des karaokés de la By-pass, le seul sport que je pratique.

Alors, Bali, c’est le paradis ?

Oui. Vous avez tout ce que vous voulez, la vie ne coûte rien, il fait beau, tout le monde sourit. Je ne suis pas encore totalement balinais mais j’y travaille. En Russie, j’ai une maison à Saransk en Mordovie, rue de la démocratie. Vous imaginez, une propriété sur Jalan raya Demokrasi ? Sans déconner. Je vais simplement reprendre une phrase d’un film qui m’a rendu célèbre et qui décrit parfaitement mon état d’esprit depuis que je suis à Bali. « Alors, on n’est pas bien là ? Paisibles, à la fraîche, décontractés du gland

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