L’ARMEE NIE TOUTE IMPLICATION DANS UN PROJET DE RENVERSEMENT DE JOKOWI

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Les rumeurs de coup d’état contre le président Jokowi ont pris un nouveau tournant la semaine dernière avec un communiqué de l’armée indonésienne, dont certains membres sont accusés nommément, niant toute implication dans un tel projet.

Le Jakarta Post a publié ce communiqué de l’armée dans lequel elle nie toute intention de renverser le président Jokowi, une initiative qui serait soutenue par les alliés et associés indonésiens de Donald Trump, des généraux actifs ou à la retraite et le Front des défenseurs de l’islam (FPI).

Le communiqué affirme également que le site d’infos indonésien Tirto, qui a le premier relayé cette enquête publiée d’abord dans The Intercept puis exposée également sur la chaine Democracy Now, va être poursuivi légalement pour diffusion d’intox.

The Intercept est un journal en ligne indépendant qui publie des infos en provenance des lanceurs d’alertes.

Dans la révélation publié par The Intercept, le journaliste &américain Allan Nairn affirme être en possession de nombreux rapports secrets qui, avec les interviews qu’il a menées, révèle l’existence d’un tel projet contre le président Jokowi.

Il explique qu’en plus de ces généraux et du FPI, les autres supporteurs du coup d’état sont Fadli Zon, le vice-président du parlement et bras droit du général en retraite Prabowo Subianto, ainsi que Hary Tanoesoedibjo, l’associé en affaires de Donald Trump en Indonésie.

Le journaliste américain affirme que tous ces acteurs ont été impliqués dans le mouvement de haine religieuse et raciale à l’encontre du gouverneur Basuki Tjahaja Purnama qui vient de perdre les élections à Jakarta face à son opposant musulman Anies Baswedan.

Les grandes manifestations organisées par la mouvance musulmane contre le gouverneur chrétien de Jakarta auraient été une instrumentalisation politique financée par les supporteurs du renversement.

Cette campagne contre Ahok devait servir de tremplin à un objectif plus important : le renversement de l’actuel gouvernement qui se serait appuyé sur un supposé mécontentement populaire. Des projets d’occupation du parlement par la foule musulmane ont été évoqués plusieurs fois pendant ces manifestations de masse mais ont échoué, notamment avec l’arrestation de certains agitateurs juste avant les défilés.

D’après Asian Correspondent.

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