KIBARER PROPERTY: L’agence 3 en 1 qui gagne du terrain

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Alban Kibarer a le business dans la peau. Ancien importateur de voitures, ce tout juste trentenaire a découvert le monde de l’immobilier à Bali en 2008. Depuis 2013, il est à la tête de Kibarer Property, une agence 3 en 1 basée à Petitenget qu’il prévoit de développer dans toute l’île. Solide réputation, force de communication, large catalogue de propriétés, services centralisés et bureaux modernes et accueillants sont ses outils privilégiés. Malgré la hausse des prix du marché, l’investissement à Bali, c’est loin d’être fini et il compte bien le prouver.

« Un jour, je me suis arrêté. J’ai pris un papier et un crayon et je me suis demandé : Qu’est-ce, qu’en tant que client, tu attends d’un agent immobilier ? » Voilà, c’est comme ça que commence l’histoire de Kibarer Property. A ses débuts en 2013, la société, installée Jl. Mertanadi, compte 3 personnes. Aujourd’hui, les locaux flambant neufs de l’agence immobilière ont déménagé Jl. Petitenget et rassemblent 14 employés. Mais revenons en arrière un moment. En 2008, Alban Kibarer, originaire de Valence, à 24 ans et est à la tête d’une entreprise d’import de voitures en France. Il découvre Bali, comme beaucoup, à l’occasion de vacances. Et comme pour beaucoup, c’est le coup de foudre. Mais si Bali lui plait, c’est surtout « la vie de vacances » qui l’attire.

Pendant deux ans, il enchaine les allers et retours et commence à investir dans des terrains, y construit des villas, avant de les revendre. Installé officiellement sur l’île des dieux deux ans plus tard, il continue l’immobilier mais en tant que vendeur de terrains (tout en investissant dans le restaurant Tulip qui fermera ses portes après trois ans d’activité). En 2013, il faut se rendre à l’évidence : « La vente de terrains ? Je n’étais pas bon ! » Le voilà donc devant la feuille blanche, à se demander quels sont les ingrédients d’un bon agent immobilier.

Dans la liste d’Alban, le point n°1, c’est le choix ! « Si tu as le choix entre une agence qui te propose 50 villas et une autre qui t’en propose 150 villas, laquelle tu choisis ? » Le hic, c’est qu’en 2010, fraichement débarqué dans le monde de l’immobilier, le jeune Français n’a pas de catalogue. « Je n’avais pas de nom, pas d’expérience, aucun réseau. Il fallait commencer quelque part. » C’est comme ça qu’il décide de démarcher les autres agences de l’île afin de leur proposer une collaboration. Quand celles-ci acceptent, il accède donc à leur répertoire, et si une affaire est bouclée grâce à lui, le courtier partage la commission avec l’autre agent.

Aujourd’hui, Alban n’a plus besoin de passer par le listing des concurrents : « Kibarer Property compte entre 1100 à 1200 propriétés de Tabanan à Candi Dasa, et signe 2 à 3 ventes par mois. » Des ventes dont les recettes dépendent du montant de la transaction. Au sein du catalogue de Kibarer Property, les tarifs des villas s’échelonnent entre 200 000 USD et plusieurs dizaines de millions de dollars. Concernant la stratégie, c’est toujours la même : « Parfois, notre gros listing peut nous pénaliser. Alors on demande un budget aux clients et ce qu’ils veulent faire de leur investissement. En fonction de ça, on leur montre des villas dans différents endroits et de différents styles pour finalement recentrer les visites sur ce qui leur plait vraiment. Ca prend 2 jours. En une semaine, l’affaire est bouclée. »

Mais à part un catalogue bien rempli, comment Kibarer Property fait la différence ? A Bali, les villas poussent comme des champignons, et les agences immobilières avec ! Rien qu’au sein de notre journal, une bonne dizaine d’entre elles sont recensées. Alors comment durer face à des concurrents toujours plus nombreux ? Sur le long terme, sa stratégie est d’aller chercher le client. Tout d’abord, celui qui veut investir à Bali. Et pour cela, Alban n’hésite pas à squatter Internet, ses forums et ses réseaux sociaux afin de proposer les services de Kibarer Property. « Je suis agressif en ligne, très présent. On ne peut pas me louper. Quand des gens cherchent à se délocaliser, je suis là pour leur répondre. »

Ensuite, le deuxième type de client intéressant est celui qui a 200 000 USD, ou plus, mais qui ne sait pas encore quoi en faire. « De plus en plus de personnes souhaitent investir, mais ne connaissent pas Bali. Je dois alors trouver un moyen d’entrer en contact avec ces clients potentiels, souvent grâce à un intermédiaire. » Autre possibilité, se trouver là où est l’argent. Conférences, meetings, grands rendez-vous à travers le monde, qui réunissent des personnes ayant des moyens… « Il faut dans ce cas trouver quelqu’un au sein de ces rendez-vous pour parler de Bali, de l’investissement à Bali, et pourquoi pas de Kibarer Property… » Une technique qui prend du temps mais qui permet de « ratisser large ». Selon lui, cette approche indirecte devrait payer d’ici 2 à 5 ans.

« L’un des autres points importants, c’était bien sûr d’offrir un service de qualité. » Mais ce sur quoi Kibarer Property axe sa communication, c’est surtout sur le service global accessible dans ces locaux qu’il offre à sa clientèle. Pour investir dans un bien en toute sécurité, il faut un bon agent immobilier, mais pas seulement. « Il faut un notaire pour vous expliquer le fonctionnement du pays, les différentes options qui s’offrent à vous et qui mette en règle tous les papiers. Ainsi qu’un avocat pour aider en cas de litiges. » Du coup, Alban compte parmi ses collaborateurs au sein même de l’entreprise, une avocate permanente et un représentant notaire consultables sur place, en plus des deux notaires mobiles qui se déplacent à l’agence quand il a besoin d’eux. Mais ce n’est pas tout. Besoin d’un visa ? D’un permis de construire (IMB) ? Une envie de divorce ? Les experts de Kibarer Property, auxquels il faut ajouter un agent administratif, peuvent être consultés pour d’autres sujets que l’immobilier.

« Aujourd’hui, nous sommes une grosse agence, ce qui nous permet de diversifier nos activités. On a établi une charte de prix incluant les coûts inhérents, comme ça, pas de surprise.» Si la première consultation est gratuite, comptez 70 USD de l’heure pour la consultation d’un notaire, 90 USD de l’heure pour les conseils de l’avocate, 3000 USD pour un divorce, et à partir de 250 USD de l’heure pour un service de due diligence [ndlr – ensemble des vérifications qu’un éventuel acquéreur ou investisseur va réaliser avant une transaction]. « Nos services sont en général 20% plus chers que chez les autres. Par contre, au sein de nos locaux, nous assurons un service 3 en 1 qui permet aux clients de centraliser toutes leurs démarches, quelles qu’elles soient. »

Deux des autres points figurant sur la liste d’Alban, ce sont les employés compétents bien sûr et une agence spacieuse, moderne et imposante qui inspire confiance. Depuis octobre 2014, Alban est fier de faire faire le tour des nouveaux locaux implantés « dans la zone privilégiée » de Petitenget. Luminosité, espaces de réunion, bar, salle à manger… « J’avais envie de créer un esprit de famille. Du coup, on se sent ici comme à la maison. D’ailleurs, on ne ferme pas boutique à 17h, on reste bosser jusqu’à 21h, 22h… Mais le soir, c’est l’apéro, on ouvre le vin, on partage le sauc’. »   Car pour le jeune entrepreneur, pour être bon agent immobilier, il faut venir travailler pour s’éclater. « Quand les employés s’éclatent dans ce qu’ils font, alors les clients achètent. »

Parmi les employés de l’entreprise, en plus de l’avocate et du représentant du notaire, on compte également 3 agents commerciaux en plus d’Alban, un Roumain et deux Indonésiens. Une façon de toucher à la fois les communautés francophone, anglophone et indonésienne. Dans cet objectif de s’approprier toujours plus le marché de l’immobilier à Bali, le Valentinois veut finir de former ce bureau avant de développer deux autres franchises, l’une à Ubud, l’autre à Sanur. Car pour lui, malgré les crises, Bali attirera toujours de plus en plus de personnes. « Il y a quelques années, investir à Bali rapportait 15% à 25% de bénéfices. Aujourd’hui, environ 10%. C’est moins, mais c’est toujours intéressant. Les Indonésiens vont devenir de plus en plus riches, l’île restera leur endroit favori et Kibarer Property va évoluer vers un service de plus en plus haut de gamme. »

Kibarer Property, Jl. Petitenget n°9, Kerobokan,
tél. (0361) 805 00 00, www.kibarrerproperty.com

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