Julia Roberts ? Connais pas, par contre Julia Perez…

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Il n’est rien de dire que le tournage à Bali de la production de
la Columbia « Eat, Pray, Love » avec Julia Roberts en premier
rôle, a mal débuté. Produit par Brad Pitt, ce film tiré du bestseller
du même nom écrit par Elizabeth Gilbert, met aussi
à l’affiche Javier Bardem et Richard Jenkins. Les premiers
jours de tournage ont été émaillés de nombreux problèmes.
Des paysans d’Ubud ont été surpris de voir soudainement
leurs rizières envahies par des équipes de cinéma, en pleine préparation de Galungan.
L’accès à leurs gagne-pain leur étant devenu interdit dans un rayon de 500 mètres par
des guignols à oreillette et Ray-Ban
comme seul Hollywood sait en
fabriquer, ils ne se sont pas laissé
intimider et ont alors entamé à
douze une manif pour exiger un
dédommagement… A cela, deux
raisons, le tournage aurait été
avancé sans qu’ils soient prévenus
et la production aurait oublié
de leur verser les 300 millions
de roupies promis. La deuxième
friction a eu lieu au marché d’Ubud.
Rues et accès du marché bloqués
et sécurisés par pas moins de 130
policiers indonésiens en plus des
molosses de la prod, la petite ville
princière pouvait alors connaître
le grand frisson glamour au même
titre que Saint-Trop ou Cortina
d’Ampezzo… Mais les marchandes,
estimant que ce filmage sur leur
lieu de travail pendant six jours,
allaient occasionner un manque à gagner, ont demandé
une compensation de
2,5 millions de roupies.
Là aussi, il n’est pas très
clair si la production a
accepté… Enfin, dernier
incident au moment
où nous bouclons ce
numéro, toujours au
marché d’Ubud, un
touriste britannique s’est
vu confisquer sa caméra
de façon musclée par
un garde du corps de
l’actrice, rajoutant à la tension ambiante entre Balinais et l’équipe de tournage.
A Bali, le touriste c’est sacré, on n’y touche pas ou alors, au moins, on verse une petite
indemnité pour le « ganti rugi ».

Certains à Bali attendaient cet événement avec impatience, pensant sans doute que cette
nouvelle injection de stars et de paillettes serait du meilleur effet dans cette île qu’ils
rêvent de plus en plus de placer sur la carte de la jet-set internationale. C’était bien sûr,
encore une fois, sans compter sur les Balinais eux-mêmes qui, doit-on le rappeler, sont
chez eux et n’ont pas grand chose à faire de la Columbia et de Julia Roberts comme le
rappelle Wayan Suarsa à l’agence de presse BeritaBali. Interviewé, cet habitant d’Ubud
n’a jamais vu le film « Pretty Woman » et le nom de Julia Roberts ne lui dit rien. « Par
contre, Julia Perez, je vois très bien qui c’est, la petite sexy et toute en rondeurs là, oui. Mais
Julia Roberts, honnêtement, connais pas », explique-t-il en faisant référence à une des
stars indonésiennes les plus sexy… Bali, merci de résister encore aussi naturellement
à la marche du monde. Et à la grosse machine Hollywoodienne dont les DVD piratés
à 10 000 roupies qu’on trouve ici suffisent amplement !

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