La Gazette de Bali - Dernière éditionAvril 2014
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La Gazette de Bali est un journal mensuel de 40 pages, imprimé à Bali et distribué à travers toute l’Indonésie. Seul média francophone en Indonésie, la Gazette de Bali propose un contenu généraliste pour mieux décrypter les cultures indonésiennes et l’actualité de ce vaste pays, grand comme l’Europe. Quelques pages pratiques sur Bali sont plus spécifiquement dédiées aux touristes sur Bali, aux résidents et aux candidats à l’expatriation.

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Zohra Boukhari sait planter le décor

Zohra Boukhari sait planter le décor - La Gazette de Bali

Belge d’origine marocaine, la décoratrice Zohra Boukhari, partie de rien il y a 14 ans, a su créer un véritable engouement autour de ses créations à Bali. Propriétaire de plusieurs boutiques de déco et des collections Balquisse et Shahinaz, cette femme de caractère à la trajectoire résolue lance maintenant sa griffe au Moyen-Orient…

Petite dernière d’une famille de sept enfants venue de Tanger dans les années soixante, la Bruxelloise Zohra Boukhari a le profil type de ces femmes arabes issues de l’immigration qui n’ont pas laissé passer leur chance d’émancipation. « A Bali aussi, j’ai dû lutter pour trouver ma place. Je ne conduisais pas de mobylette, ne parlais ni indonésien, ni anglais », rappelle cette décoratrice désormais incontournable en Asie. Après des études modestes de sténodactylo, voulues par sa mère analphabète, et un premier boulot de femme de ménage, on mesure avec attention le chemin parcouru. Si l’installation à Bali avec son mari, au milieu des années 90, a définitivement permis l’éclosion de sa carrière de décoratrice aujourd’hui reconnue de tous, les premières heures de cette passion ont revêtu des atours moins glamours. « Je faisais les brocantes bruxelloises au petit matin et le soir je bricolais dans ma cave », se souvient-elle.

Décoratrice de nombreux lieus célébrant l’art de vivre, des villas, des spas ou des restaurants comme The Shaba, Villa Balquisse, Asam Garam ou Khaïma pour ne citer que ceux-là, Zohra Boukhari possède aussi les boutiques Haveli et Balquisse Living où elle distribue ses collections. Le public peut ainsi retrouver à travers les nombreux objets qu’elle propose le style qui a fait sa réputation et cette atmosphère « comme chez elle  » qu’elle revendique. Zohra Boukhari a donc réalisé aussi de nombreux projets privés à Bali, mais également à Surabaya, Jakarta, Bangkok et jusqu’en France. La portée de son travail résonne aujourd’hui dans le monde entier et elle a été honorée dans des magazines comme Elle Déco, Cipria, Biba ou Le Figaro Madame. Son premier ouvrage, Villa Balquisse, à Jimbaran, qui fut sa première demeure ici et qui est depuis devenu un hôtel réputé pour son atmosphère unique, a reçu une récompense du magazine japonais M o o k p o u r s a décoration.

Zohra Boukhari a cependant gardé la tête froide. Elle analyse sa réussite avec modestie et pragmatisme. « Bali, c ’est l’endroit qu’ il me fallait. Bali et les Balinais m’ont permis de m’épanouir. Leur raffinement, leur sens inné de tout ce qui va ensemble. Et puis le mélange des cultures, ça me plait. On peut faire des mélanges avec les tissus comme on peut en faire avec les gens », rappelle cette femme de caractère qui a su s’opposer à sa famille quand elle a épousé son mari belge. A cette époque, elle vendait des crêpes dans une camionnette. Avec quelques économies, le couple a décidé de partir s’installer à Bali, sur un coup de tête, sans vraiment connaître. Le projet était d’ouvrir une… crêperie. Mais en louant ce qui allait devenir Villa Balquisse pour se loger, le pactole est épuisé d’un coup. Il leur faudra alors louer des chambres à des étudiants et se mettre à « faire des containers » pour remonter la pente. Par ce travail de sourcing pour leurs clients, Zohra a l’opportunité de se reconnecter avec sa passion de toujours : la déco.

« On a tous notre destin », affirme aujourd’hui cette travailleuse forcenée qui estime ne pas être encore arrivée au bout. « Dans la culture arabe, les femmes n’ont pas de reconnaissance », ajoute-t-elle comme pour justifier sa remarquable ambition. Elle travaille actuellement sur trois projets privés et souhaite revendre Bouquet, sa dernière boutique qui allie salon de thé et bouquets de fleurs, faute de partenariat adéquat. Elle note avec satisfaction que ses clients indonésiens sont de plus en plus nombreux et, bien qu’elle refuse en général les projets lointains qui pourraient la séparer longtemps de son mari et de ses deux filles, elle vient de démarrer au Liban les boutiques Shahinaz. « Je dois en ouvrir dans tous les pays arabes », assure Zohra Boukhari pour qui l’avenir repassera par le Maroc. « La prochaine étape sera le retour au pays », affirme celle qui se voit bien ouvrir une maison d’hôtes à Tanger. Histoire de planter le décor encore une fois et de boucler la boucle d’une vie commencée entre Afrique du Nord et Wallonie, il y a un peu plus de 43 ans, alors dans le ventre de sa mère.

Sur l’Internet à www.zohra.bz

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