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Seacology : sauvetage écologique d’île en île - La Gazette de Bali – Information sur Bali et l’Indonésie
La Gazette de Bali - Dernière éditionOctobre 2014
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Seacology : sauvetage écologique d’île en île

Seacology : sauvetage écologique d’île en île - La Gazette de Bali

Créée en 1991, Seacology est une ONG américaine dont le but est de sauver les écosystèmes insulaires de par le monde. Avec Arnaz Mehta, représentante pour l’Indonésie de cette fondation basée à Berkeley (Californie), visite guidée de trois projets menés dans l’archipel et réflexions sur la stratégie pragmatique de cette organisation « à l’américaine »…

« A chaque fois, nous proposons un accord gagnant-gagnant avec les villageois », explique d’une voix calme la Canadienne Arnaz Mehta, installée devant un café à la terrasse du Canggu Club. Langage marketing, communication efficace, Seacology ne souhaite pas s’encombrer de lourdeurs administratives, ni dans son fonctionnement, ni dans la façon de gérer ses opérations sur le terrain. « Nous dépêchons le moins de personnes possible. Nous faisons le plus souvent appel à des bénévoles sur place », continue Arnaz Mehta. Le personnel au siège californien se compte d’ailleurs sur les doigts de la main. Et ils ne sont que neuf, répartis dans le monde entier, à découvrir, organiser puis gérer ces projets visant à préserver récifs coralliens ou forêts pluviales. La création de Seacology - dont le nom reflète mal la variété de ses missions, tant elles sont autant terrestres que maritimes – est basée sur le constat que l’extraordinaire biodiversité des îles est aujourd’hui le théâtre de la majorité des extinctions d’espèces végétales et animales. Avec des projets en cours sur 95 îles dans 42 pays, la petite équipe de Seacology entend bien lutter contre cet état de fait.

« Il y a 44 projets en Indonésie et 17 sont en cours de réalisation », explique Arnaz Mehta qui fut avec son mari, le biologiste américain Mark Erdmann, à l’origine de la découverte du cœlacanthe des Célèbes en 1998. Difficile d’avoir des informations sur les nouveaux projets... « On doit sélectionner avec précaution les sites et les villages concernés avant de les rendre publics », explique-t-elle. Les fonds proviennent de riches donateurs, membres ou non de Seacology, essentiellement Américains ou Japonais, et les accords « gagnant-gagnant » passés avec les villageois doivent durer de 5 ans minimum à « pour toujours ». Les tractations donnent lieu d’ailleurs à de véritables négociations marchandes avant d’être officialisées et Arnaz Mehta reconnaît que son diplôme d’école de commerce lui est « d’une grande utilité » dans ses activités à Seacology. Aux Raja Ampat, cet ensemble d’îles à l’ouest de la Papua, Arnaz Mehta a démarré en juin 2007 un projet de sauvegarde de la baie de Mayalibit sur l’île de Waigeo. Ce site d’une beauté unique, cerné de mangrove, est le berceau d’une multitude d’espèces et recèle notamment un groupe inconnu de dauphins blancs. Peuplée par des Mayan, répartie en neuf villages très pauvres, l’île de Waigeo devrait bientôt être classée « zone maritime protégée » grâce aux efforts de Conservation International (Cf. La Gazette de Bali n°27 - août 2007). En attendant, les quelques 50 000 hectares de la baie sont déjà interdits à toute activité de pêche. En échange, les villageois, environ 1000 personnes, ont obtenu des sentiers pavés pour accéder à leurs puits d’eau fraîche et aux écoles, des sources d’énergie électrique solaires, des radio-transmetteurs et des sanitaires non polluants. Le contrat court sur dix ans minimum.

Plus près de nous, sur les contreforts du Batukaru, à 670 mêtres d’altitude, le village de Sarinbuana, peuplé de 860 habitants, a décidé de devenir le gardien d’un sanctuaire de forêt de 131 hectares. « En échange, explique Arnaz Mehta, Seacology a construit un grand bale et un sentier menant aux temples. Nous avons aussi livré des ordinateurs à l’école du village et plus récemment, nous avons apporté des instruments de gamelan pour les enfants ». Ces cultivateurs, qui font traditionnellement pousser du cacao, se sont engagés à ne plus chasser dans la forêt et à la protéger des coupes sauvages. Mais les clauses restent souples. Les villageois ont obtenu que les environs de leurs temples (environ 1 hectare) soient exclus du contrat en vue d’éventuelles expansions futures. Arnaz Mehta espère aujourd’hui qu’un autre accord avec un village voisin permette d’agrandir la zone préservée.

Dernier exemple, l’assainissement des eaux usées du palais flottant de Tirtagganga. Plus ancien, démarré en 2002, ce projet atypique montre que l’ONG américaine s’intéresse à tous les aspects de la vie des îles et de ses habitants. Construit en 1948 par le dernier roi de Karangasem, ce palais aux innombrables bassins est visité par des hordes de touristes. Malheureusement, les toilettes publiques coulaient directement dans l’immense réseau de canaux, réservoirs et sources souterraines du site. Les infâmes latrines ont été remplacées par un système de drainage et de filtrage des eaux usées baptisé « Waste Water Garden » qui a supprimé cette pollution et a permis « la renaissance de la riche végétation des alentours », comme on peut lire sur le site Internet de l’ONG.

Dans un monde acquis au libéralisme économique, ces solutions en provenance des Etats-Unis semblent donc en parfaite adéquation avec la réalité. Une démarche finalement très semblable à cette proposition de l’Indonésie lors de la dernière conférence sur le climat à Bali (cf. La Gazette de Bali n°32 – janvier 2008) qui exigeait un dédommagement financier en échange de la protection de ses forêts. « Nous sommes la première organisation au monde à faire ce genre de deal sur des îles », poursuit Arnaz Mehta qui est aussi l’auteur de guides sur l’Indonésie. « Nous voulons faire simple car nous nous adressons souvent à des gens simples. La plupart du temps, nos accords sont juste passés sous la protection de la coutume locale », explique-t-elle encore. Et côté financement, combien ça coûte ? « Les projets de Tirtagganga et de Sarinbuana sont à moins de 20 000 dollars chacun. La grande majorité de nos projets sont en dessous de 30 000 dollars. 40 000 dollars est un maximum », détaille-t-elle. Avec un tiers de la totalité des projets de Seacology, le plus grand archipel du monde est bien sûr au centre de son action. Bali, la Papua, les Moluques, Sumba, l’Indonésie a beaucoup à offrir pour des ONG comme Seacology et ces noms d’îles de rêve sont évoqués dans le planning 2008 d’Arnaz Mehta. Mais chut ! Elle n’en dira pas plus pour l’instant, les négociations sont encore secrètes…

Sur l’Internet à http://www.seacology.org

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