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Il pleut, il mouille, c’est la fête à... - La Gazette de Bali – Information sur Bali et l’Indonésie
La Gazette de Bali - Dernière éditionOctobre 2014
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La Gazette de Bali est un journal mensuel de 40 pages, imprimé à Bali et distribué à travers toute l’Indonésie. Seul média francophone en Indonésie, la Gazette de Bali propose un contenu généraliste pour mieux décrypter les cultures indonésiennes et l’actualité de ce vaste pays, grand comme l’Europe. Quelques pages pratiques sur Bali sont plus spécifiquement dédiées aux touristes, aux résidents et aux candidats à l’expatriation.

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Il pleut, il mouille, c’est la fête à...

Il pleut, il mouille, c’est la fête à... - La Gazette de Bali

A Bali, en décembre, janvier et février : il pleut. Dites-vous bien que c’est normal (biasa) : c’est la saison des pluies (musim hujan)… et Bali sans saison des pluies ça ne serait plus du tout Bali, mais plutôt Ibiza ou les Canaries.

Et puis ce n’est pas si grave. Et ce n’est certainement pas en se plaignant qu’on arrête la pluie, même si c’est toujours un sujet de conversation facile, dont je ne me moquerai pas vu le titre de cet article.

Avez-vous remarqué que parfois pendant qu’il pleut, il fait quand même beau… C’est ici même à Bali que j’ai vu pour la première fois une « sun-shower » une averse de soleil, giboulée ensoleillée, pluie de soleil, qu’on appelle dans de nombreux pays « mariage d’un loup » (en France par exemple, et avec quelques variations dans le reste du monde sur le type d’animal qui convole causant ainsi cette drôle d’ondée : chacal, hyène, renard, ours, léopard ou singe). En Indonésie cette belle bruine salue la naissance d’un tigre (harimau melahirkan). Dans le sud des États-Unis et dans certaines régions en France (en Dordogne par exemple), ce phénomène météorologique se décrit comme « it’s the devil beating his wife », en France, il était aussi coutume de dire en présence de ces éphémères gouttes : « c’est le diable qui bat sa femme, et marie sa fille ». Etrange quasi-unanimité planétaire…

A propos d’être un ange – pour paraphraser Prévert et caser mon poème préféré dans une chronique shopping – saviez-vous qu’en Indonésie, on dit qu’aux pieds des arcs en ciel (pelangi) se baignent des bidadari (anges femelles) ? Je ne sais pas ce que je trouve le plus amusant là-dedans, la légende ou le fait qu’ici les anges ont un sexe. Il est d’ailleurs de jeunes garçons guettant assidûment ce phénomène optique pour se lancer dans une course effrénée destinée à trouver ce lieu de baignade. Il y a fort à parier qu’ils sont tous propriétaires d’un jas hujan (manteau de pluie), cette chose en plastique probablement malodorante que nous avons tendance à appeler « poncho » et que vous avez déjà tous et toutes trouvée sans moi. Un petit rappel cependant sur les prix qui ont tendance à s’envoler à la vue de nos pâles cheveux mouillés.

Sur le bord d’à peu près n’importe quelle route vous trouverez des magasins (assez faciles à reconnaître, du fait des ponchos de démonstration pendus dehors) qu’un vendeur finira par vous vendre 50 000 rp pour les fins (tipis) presque jetables (cela va sans dire mais c’est mieux en le disant : je suis parfaitement contre) et 70 000 rp pour les plus épais (lebih tebal) si vous négociez sérieusement mais en rigolant, et qu’il ne pleut pas trop.

Etant donnée la durée de vie limitée de cet indispensable accessoire – on n’est jamais assez patient pour attendre qu’ils sèchent et les plier correctement, les chiens et les chats adorent les déchiqueter, on les oublie n’importe où quand la pluie cesse, ils moisissent sous les selles des scooters, et ils disparaissent mystérieusement pendant la saison sèche – je vous propose 3 possibilités :

1) Apprendre à conduire un scooter avec seulement la main droite pour tenir un parapluie de la main gauche. Ok, ce n’est pas très très prudent et ça ne fonctionne que s’il gerimis (fine bruine) avec ou sans soleil et sans vent, mais les locaux vous regarderont avec respect pour cet acte d’intégration !

2) Acheter un stelan hujan (costume de pluie, mais attention la traduction est de moi…), vous savez un pantalon et une veste de pluie, ensemble ayant le mérite d’éviter les infiltrations par les flancs, d’éviter de vous mouiller les fesses (ce qui est incontournable pour les passagers arrière en poncho), et d’éviter d’arriver au resto climatisé avec les bas de pantalons et les poignets trempés. Alors, ça s’achète où ces costumes là ? Dans les mini marts  pour 75 000 rp (par exemple celui en face du raccourci qui relie Petitenget et Umalas par les rizières), quand ils ne sont pas en rupture de stock. Dans les magasins spécialisés pour les professionnels (satpam, tukang, etc.), dont le magasin « Patriot » aux allures de surplus militaire, au début de Jalan Patih Jelantik à Kuta (à droite au bout de la Jalan Dewi Sri) : 215 000 rp qui vous changeront la vie. Pour 125 000 Rp de plus vous pouvez même repartir avec une paire de bottes en caoutchouc… mais ne vous laissez pas distraire par les sprays de gaz lacrymogène (125 000 rp) ni les tasers (700 000 rp)...

3) Se la jouer « même pas mal », qu’il pleuve ou qu’il vente : l’option short + débardeur + tongs avec serviette & tenue de rechange dans un sac étanche et on se change en arrivant à destination. J’adore ce petit côté James Bond. Les sacs Azurbali existent en 9 couleurs et 2 tailles, (on note qu’ils sont étanches - waterproof level 2 - mais non insubmersibles et fabriqués à Bali). On les trouve par exemple dans le magasin Ubaz, 51 Jl. Seminyak, presqu’à l’angle de la Dhyana Pura. 10 litres : 250 000 rp, et 15 litres : 280 000 rp.

Allez, avec un peu de chance, la prochaine fois que la pluie vous surprend et que vous êtes trempés comme une soupe, vous penserez à moi et au lieu de chantonner « Singing in the Rain » ou « Raindrops are Falling on My Head » ( Toute la pluie tombe sur moi en version Sacha Distel), vous réciterez, qui sait, mon poème préféré.

Être ange

C’est étrange

Dit l’ange

Être âne

C’est étrâne

Dit l’âne

Cela ne veut rien dire

Dit l’ange en haussant les ailes

Pourtant

Si étrange veut dire quelque chose étrâne est plus étrange qu’étrange dit l’âne

Etrange est !

Dit l’ange en tapant du pied

Etranger vous-même

Dit l’âne

Et il s’envole.

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