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Gossart : Il y a des talents à Bali, il y a une communauté artistique - La Gazette de Bali – Information sur Bali et l’Indonésie
La Gazette de Bali - Dernière éditionSeptembre 2014
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La Gazette de Bali est un journal mensuel de 40 pages, imprimé à Bali et distribué à travers toute l’Indonésie. Seul média francophone en Indonésie, la Gazette de Bali propose un contenu généraliste pour mieux décrypter les cultures indonésiennes et l’actualité de ce vaste pays, grand comme l’Europe. Quelques pages pratiques sur Bali sont plus spécifiquement dédiées aux touristes sur Bali, aux résidents et aux candidats à l’expatriation.

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Gossart : Il y a des talents à Bali, il y a une communauté artistique

Gossart : Il y a des talents à Bali, il y a une communauté artistique - La Gazette de Bali

La communauté francophone de Bali recèle-t-elle de talents cachés dans le domaine de la comédie ? Oui, si l’on en croit l’acteur et metteur en scène Jean-René Gossart, 61ans, qui a fait le pari de monter sa pièce « Suzon et la République” avec 24 amateurs résidant ici. Avec cet acteur qui a travaillé 17 ans dans la troupe de Robert Hossein, revue de détail d’un projet fou, fou, fou, avant les représentations mi-novembre à Seminyak…

La Gazette de Bali : Jean-René, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Jean-René Gossart : Oui, bien sûr, j’ai commencé les cours de théâtre à l’âge de 10 ans, parce que je bégayais. En fait, je suis naturellement passé des cours de diction au théâtre, puis j’ai fait les conservatoires, jusqu’à celui de Paris où j’ai eu mon premier prix en 68-69. J’étais donc destiné à la Comédie française où je suis entré en 71 (la même promotion que Francis Huster), sans jamais y avoir joué d’ailleurs. J’ai été remarqué par Robert Hossein, avec qui j’ai travaillé pendant 17 ans, jusqu’en 87. En 78, j’ai ouvert le théâtre 93, sur le boulevard St-Michel. Je l’ai remis en activité à mes frais, grâce au cachet de 3 millions de francs que j’avais touché pour mon rôle du « caresseur » dans « Et la tendresse bordel ! » qui a été un succès énorme. Je l’ai arrêté en 81 à cause de la nouvelle législation sur les normes de sécurité.

LGdB : Tu as monté une compagnie, je crois ?

J-R G : Oui, c’était la même année, la compagnie du Caméléon, où on jouait du Beckett, du Ionesco. J’ai aussi créé une maison de production de films, Esther Film Production, où nous faisions surtout des pubs, Bourjois, Chanel…

LGdB : Tu as enseigné aussi ?

J-R G : Oui, au Cours Florent, de 74 à 77. Puis de 2005 à 2009, à l’école de danse et de théâtre du Théâtre du Gymnase, jusqu’à temps que je meurs pendant 51 secondes !...

LGdB : Pardon ?!? Serais-tu un mort-vivant alors ?

J-R G : En quelque sorte… Je devais aller à Bali le soir même, où j’avais mes habitudes depuis quelques années, mais avant, je suis allé chercher les résultats d’un examen du cœur que j’avais passé. Un truc de routine. Le médecin m’a hospitalisé d’urgence pour une artère sclérosée dont la taille ne se mesurait plus qu’en microns… En salle d’op, elle a explosé et mon cœur a cessé de battre pendant 51 secondes. Après ça, j’ai tout vendu et je suis venu m’installer à Bali, j’avais 58 ans.

LGdB : Quels sont les films ou pièces dans lesquels tu apparais ?

J-R G : Il y en a beaucoup, une vingtaine de films, 70 à 80 téléfilms, une cinquantaine de pièces. Je dirais, comme ça me vient à l’esprit : « Rue barbare », « Emmanuelle 6 », « Tir Groupé », avec Lanvin, une vingtaine de spectacles d’Hossein, dont « Les misérables », « Le cuirassé Potemkine », etc. Eh oui, Robert Hossein, c’est comme mon père adoptif… Quoi encore, « Le roi se meurt », « Le rhinocéros ». J’ai fait du doublage aussi, notamment la voix de Barney dans « Mission Impossible ». Je ne sais plus, pour ceux qui veulent, regardez sur Internet…

LGdB : Tu as écrit « Suzon et la République », comment passe-t-on du métier d’acteur à celui d’auteur ?

J-R G : J’ai toujours écrit. J’ai écrit des scénarios télé, des soap-opéras… On ne passe pas de l’un à l’autre, en écrivant, on invente ses rôles, les rôle de ses rêves. Comme ici, à Bali, lorsque j’ai fait l’adaptation du « Journal d’un fou » de Gogol, c’était un défi. « Suzon », c’était un scénario de film à l’origine, une coprod avec un Roumain qui est parti avec la caisse. Et puis, l’histoire était censée se passer en Auvergne, alors qu’ici, elle se passe dans le Midi. C’était avec Clémentine Célarié et Roland Blanche dans le rôle de la République, malheureusement, il est mort pendant le tournage…

LGdB : Comment t’es-tu retrouvé à monter cette histoire en pièce de théâtre et à Bali ?

J-R G : Si je suis venu à Bali pour débrayer après ma mort clinique, je me suis vite emmerdé… Au départ de cette nouvelle aventure, il y a des copains qui m’ont dit : t’as été acteur, prof de théâtre, faut en faire quelque chose ici… Au bout d’un mois, je me suis retrouvé avec une bande de 30 personnes qui voulaient que je leur donne des cours de comédie. Et bien que j’écrivais encore des scénars pour Hamster Films, une boite qui fait de la série noire, je me suis lancé dans cette aventure, remonter cette histoire de « Suzon » ici, mais en pièce et avec eux. Ils sont tous amateurs, ils ne croyaient pas du tout en eux-mêmes, ce sont tous des gens très actifs avec leurs business et tout ça, mais là, pour la troupe – que nous avons appelée License IV car ce sont tous de bons vivants – ils se retrouvent et travaillent.

LGdB : Quelle est la difficulté de monter une pièce avec des non-professionnels ?

J-R G : On a démarré en novembre 2011 et jusqu’en juin 2012, j’ai tout fait tout seul. Depuis, heureusement, on m’aide. La date de la première approche et ils réclament tous des répétitions supplémentaires. Par exemple, pour le rôle de Suzon, joué par Ethel, c’est la 4ème personne qui s’y colle… Il y a eu des problèmes de disponibilité, certains ont des problèmes de mémoire, de concentration, d’endurance, de puissance de voix… D’autres ne sont pas conscients qu’ils doivent jouer devant un public et oublient constamment de lui faire face, etc. C’est une vraie aventure mais je suis ravi.

LGdB : Comment as-tu fait ton casting ?

J-R G : Je n’ai pas fait de casting à proprement parler. J’ai pris comme ça venait, en faisant des essais, en changeant des trucs dans mon texte. Avec des amateurs, il y a des phrases qui ne passent pas, trop dures à dire, alors il faut réécrire. Comme j’ai dit, nous avons démarré en novembre 2011 mais la distribution n’a été finalisée qu’après février 2012.

LGdB : Alors, le pitch de « Suzon et la République », c’est quoi ?

J-R G : On est dans les années 60 en Provence. « Suzon et la République », c’est la rencontre de deux figures récurrentes des villages de chez nous, la marie-couche-toi-là et l’idiot. L’idiot ; c’est Robert Fradoux, R F donc, un attardé puceau dans la cinquantaine qui ramasse des champignons. On se moque de lui. Suzon, c’est une nana qui travaille dans la cave à vins de son père. Le samedi, elle va au bal et là, c’est la reine. La pièce démarre d’ailleurs un soir de bal. Il y a les trois pompiers bénévoles alcolo du village qui rêvent tous de se faire Suzon. Mais elle, elle danse avec un beau gendarme et ça tourne à la bagarre…

LGdB : Et R F dans tout ça ?

J-R G : La République, tout puceau qu’il est, il est amoureux de Suzon, un amour platonique bien sûr. Après le bal, les pompiers vont chez le père Victor, le père de la belle, pour l’attraper et ils la violent. Le père Victor fait semblant de ne rien entendre. Dégoûtée par son lâche de père, Suzon se barre mais ne sait pas où aller et finit par atterrir chez la République qui l’héberge…

LGdB : Et ce qui devait arriver arriva…

J-R G : Exactement, dépucelage, elle lui fait découvrir l’amour physique et lui, tombe amoureux à mort et veut la venger des pompiers violeurs. Comme il s’y connaît en champignons, il s’arrange à leur fourguer des vénéneux pour leur donner une bonne leçon. Il n’a pas l’intention de les tuer mais malheureusement l’un d’eux va mourir. Dans le village, chape de plomb, personne ne parle, c’est l’omerta. Personne, sauf le secrétaire de mairie qui envoie une lettre anonyme aux gendarmes. Il accuse la République et la République va être arrêté…

LGdB : Oh là ! Ca se complique là !

J-R G : Attends, attends ! La République l’avait surpris dans une relation adultère et… Là, je ferais peut-être mieux de préserver le suspens et ne pas tout révéler. Oui, c’est mieux de ne rien dire. Venez voir la pièce. C’est haut en couleurs, les personnages sont remarquablement campés… Enfin, vous verrez !

LGdB : Vos décors, vos costumes des années 60, comment la compagnie a réussi ce tour de force à Bali ?

J-R G : Avec beaucoup de recherche sur Internet ! Les comédiens eux-mêmes ont ramené des trucs d’Europe… On a fait fabriquer les képis des gendarmes ici. Les décors de campagne provençale, ce sont des photos tirées en grand sur des panneaux de 4 m. Tout le monde a mis la main à la pate. La structure métallique de la scène a été refaite plusieurs fois. Autrement, en chiffres, « Suzon », ça donne une pièce de 2h30 avec 21 changements de décor, 52 tableaux, 28 rôles pour 24 comédiens, 67 thèmes musicaux, 70 à 80 costumes et 50 litres de faux vin ingurgités par représentation…

LGdB : Et la production financière ?

J-R G : Les seuls financements viennent des sponsors et de l’argent perso. Ca a coûté 120 à 130 millions de roupies. Heureusement, on ne paye pas la salle au Royal Beach Hotel. Et puis, on mise sur 360 entrées, donc nous comptons sur la recette aussi. Le « monologue » avait fait 200 personnes. On prévoie 60 millions de recette. Et puis, nous irons peut-être la jouer à Balikpapan, à Jakarta, c’est en discussion. On pense faire un DVD aussi, bref, on espère avoir des fonds pour faire le spectacle suivant.

LGdB : Oui alors, la compagnie License IV n’en est qu’à ses débuts, c’est ça ?

J-R G : Il y a des talents à Bali, il y a une communauté artistique. Nous pensons déjà à une autre comédie, pour le public d’ici, basée sur des anecdotes d’ici. En faire un spectacle drôle avec des sketches. Sinon, j’aimerais traduire et adapter « Suzon et la République » en indonésien, peut-être avec le concours de l’Alliance française. On a créé une association et on reversera partie des bénéfices à des orphelinats, ça s’appelle Tirai Merah,Tirai Putih.

LGdB : Jean-René, donne-nous une bonne raison d’aller voir ta pièce les 16 et 17 novembre.

J-R G : La pièce est très drôle, elle éveillera des souvenirs en chacun de nous. Elle est écrite comme on parle, c’est une pièce où tout le monde se retrouvera.

ETRE OU NE PAS ETRE… COMEDIEN A BALI

Ethel Chenille, « Suzon » :

« Jamais fait de théâtre de ma vie, mais j’ai adoré tous les spectacles que Deborah a mis en scène ces dernières années dans le cadre des cours d’art dramatique qu’elle donne à l’école française. Alors, quand on m’a proposé de jouer à mon tour, je me suis sentie honorée même si c’était un sérieux engagement qui m’a demandé plus de 3h/semaine et en ce moment, environ 5h/semaine, pas facile à caser dans l’emploi du temps d’une femme active et mère de deux enfants. C’est l’histoire de notre troupe qui me fait le plus vibrer, quand on se retrouve ensemble, ça me réveille, c’est un nouveau moteur dans ma vie. J’ai hâte de faire le filage parce que jusqu’à présent, nous avons travaillé scène pas scène mais rien encore dans son intégralité et puis de jouer enfin.  »

Chantal Bonfils, « Suzanne » :

« C’est assez difficile car je ne voulais pas jouer. Je suis assez timide, j’ai horreur de me mettre en avant… Mais l’aventure était belle, même si ce n’était pas un désir que j’avais en moi.  »

Patrick Martinet, « le père Victor » :

« Une belle aventure, une grande rencontre avec Jean-René qui nous a pulsés, avec tout un groupe d’expats, ça a créé des liens, nous sommes plus proches maintenant. Moi, je ne suis à Bali que depuis deux ans seulement, c’est une façon de lier culture et amitié.  »

Franck Metay, « le narrateur » :

« J’étais déjà comédien, le seul de la bande, je faisais des one man shows, du théâtre d’improvisation. J’étais un peu inquiet de me lancer là-dedans avec des amateurs… Mais quand j’ai vu comment Jean-René travaillait, il sait donner à chaque personne les moyens d’y arriver. C’est ce qui m’a fait rentrer dans cette aventure. Le tout avec une jouissance, avec une boulimie, je me revois à mes débuts… D’ailleurs, j’ai fait venir mes costumes et je vais me remettre à mes spectacles. »

Patrick Segin, « le curé » :

«  Ben moi, si j’avais su que j’allais passer 15 minutes par jour dans les toilettes à travailler mon texte tous les matins pendant un an ! J’ai des problèmes de mémorisation, alors c’est comme ça que je bosse en supplément des répètes. Mais je ne suis pas sûr que ça marche en fin de compte ! Pardon, c’était quoi la question ?..  »

Ticket : 200 000 roupies. Représentations les 16 et 17 novembre à partir de 20h au Royal Beach Hotel, Jl Camplung Tanduk, Tél. (0361) 730 730, info@theroyalbeachseminyakbali.com

Vos commentaires

  • Le 26 novembre 2012, par benjamin

    selamat kenal .je suis plus que désireux de prendre contact avec la communauté francophone de Bali .. je suis belge et éprouve une vraie attirance pour l île des Dieux.. j’ai la chance d’y être 2 mois par an mais ce n est pas assez ! j ai le grand souhait de m y installer , d y travailler, ... merci à vous.. Benjamin ( jopure@hotmail.com) merci encore mille fois et espère ,avoir le plaisir d être en contact rapidement avec vous . bisa bicara dikit bahasa indonesia .. masih belajar saya tapi suda suka sekali bicara sama teman2 atau sama ado pedando dari mangis.. suda jadi orang indu aku.. ya terima kasih banyak.. sampai jumpa lagi bapak.


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