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Epidémie du sida : l’exception indonésienne - La Gazette de Bali – Information sur Bali et l’Indonésie
La Gazette de Bali - Dernière éditionAoût 2014
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La Gazette de Bali est un journal mensuel de 40 pages, imprimé à Bali et distribué à travers toute l’Indonésie. Seul média francophone en Indonésie, la Gazette de Bali propose un contenu généraliste pour mieux décrypter les cultures indonésiennes et l’actualité de ce vaste pays, grand comme l’Europe. Quelques pages pratiques sur Bali sont plus spécifiquement dédiées aux touristes sur Bali, aux résidents et aux candidats à l’expatriation.

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Agenda culturel août 2014

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Vive les vacances... à Bali !

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Média et culture

par Eric Buvelot | Edition de novembre 2013

Epidémie du sida : l’exception indonésienne

Epidémie du sida : l’exception indonésienne - La Gazette de Bali

Alors que pour la première fois depuis son apparition, l’épidémie du sida recule dans le monde, il est bien triste de constater que la maladie continue de progresser en Indonésie. Doit-on cette affligeante et peu enviable singularité à la façon dont les services de santé indonésiens ont géré le problème ? Souvenons-nous que dans les années 90, le ministre de la Santé clamait haut et fort qu’il n’était pas nécessaire de prendre des mesures particulières pour lutter contre le virus dans l’Archipel puisque la majorité de la population était musulmane. Eh oui, les musulmans étant des gens vertueux par définition, il n’y avait donc aucun risque que la maladie se propage ici… 20 ans après, fort heureusement, aucun officiel n’oserait plus affirmer une telle énormité. Mais le mal est fait et les mentalités sont encore bien rétrogrades même si elles ont progressé, voire la réticence des bien-pensants à la distribution gratuite de préservatifs ou aux campagnes d’information sur le safe sex.

Le magazine Time, qui s’est fait une spécialité ces dernières années de dresser des portraits peu flatteurs de l’Indonésie en appuyant là où ça fait mal, vient de publier un article sur la situation du sida à Bali (Bali’s Gigolos, Carefree Sex Industry Leads to HIV Crisis) en interviewant gigolos, prostituées et associations. « Les filles veulent avoir du bon temps et nous aussi », explique Didi, 22 ans, qui travaille sur la plage tous les jours comme « Kuta Cowboy ». Ses clientes, qu’on appelle désormais « Eat, Pray Lovers » d’après le film avec Julia Roberts, bien qu’Occidentales ou Japonaises, ne sont pas nécessairement toutes des adeptes du préservatif. Amit Virmani, réalisateur singapourien du documentaire « Cowboys in Paradise », qui avait courroucé les autorités de Bali au point d’être poursuivi (vainement) par la police (cf. La Gazette de Bali n°61 – juin 2010) rappelle au journaliste du Time qu’un « type dans le film dont la partenaire était un yogi n’utilisait pas de condom parce qu’elle lui affirmait que son énergie était propre. »

Du côté des prostituées, la situation n’est guère meilleure. Lisa, 32 ans, séropositive, raconte qu’elle ne connaissait même pas l’existence de cette maladie quand elle est venue se vendre à Bali. Et si ses clients balinais acceptent quelquefois le port du préservatif, elle affirme que ses clients javanais le refusent systématiquement. Elle poursuit : « Si le gars ne veut pas de capote, j’essaye de le persuader en lui offrant un striptease ou quelque chose en plus. Mais si vraiment il refuse, eh bien… » Les croyances religieuses et culturelles sont un obstacle aux programmes de safe sex, ainsi que la perception qu’une relation protégée est moins agréable qu’une relation non-protégée, explique pour sa part Emily Row, directrice du programme anti-sida à l’association Kerti Praja, à Denpasar. Il y aurait 100 nouveaux cas de la maladie tous les mois sur l’île.

Les chiffres officiels du sida à Bali sont de 10 000 cas. Mais, selon Emily Row, une estimation à plus de 25 000 ne constituerait encore que la pointe de l’iceberg… Officiellement, Bali a le deuxième plus fort taux de nouvelles contaminations au virus HIV après la Papua et est en cinquième position en termes de nombre de malades après la Papua, Java-Est, Jakarta et Java-Ouest.

Un chauffeur de transport public sur deux n’a pas le permis à Jakarta

Trouvé dans le quotidien Suara Pembaruan, cette article étonnant sur les transports publics de la capitale. La moitié des 28 000 chauffeurs qui y travaillent ne sont pas en possession d’un permis de conduire ou ne sont pas en âge de conduire ! C’est ce qu’affirme un responsable du conseil des transports de la municipalité, Azis Tigor Nainggolan qui exige des sanctions de la part des autorités : « Je veux que la police conduise de larges raids sur les transports publics afin de déterminer qui a un permis et qui est mineur. Cela ne peut être ignoré car ils mettent en danger les passagers et les autres utilisateurs. »

Le responsable de la direction du transport de Jakarta Udar Pristono a pour sa part affirmé que de tels raids seraient inefficaces. « Il faudrait que les patrons de compagnies de transport coopèrent et n’emploient que des conducteurs qualifiés, a-t-il répondu. Nous confisquons des véhicules régulièrement pour violations du règlement mais quand nous prenons des mesures strictes, ils manifestent contre nous. » Ah, le permis de conduire indonésien ! Un bout de papier qu’on achète, sans prendre de cours, sans passer d’examen, quelle en est la vraie valeur de toute façon ? Celui qui l’a est-il plus qualifié que celui qui ne l’a pas ? Azis Tigor Nainggolan ajoute : « Nos observations démontrent que, principalement la nuit, nombre des conducteurs sont en fait des mineurs. Quelquefois, ils sont même souls. » Effectivement, là, ça fait beaucoup.

Le maire de Paris Eric Raoult n’aime pas les muslimah

« Qu’est-ce qu’il y a de mal à vouloir ouvrir une salle de gym pour musulmanes ? Ce qui est sûr, c’est que le peuple de Paris est très vindicatif. Jusqu’à ce que le maire de Paris Eric Raoult (sic) ait obligé cette salle à fermer le mois dernier. » Cette petite perle de la presse indonésienne, comme on en trouve bien trop souvent, est le fait du quotidien Republika, un journal musulman très « libéral » du point de vue économique mais beaucoup moins du côté de l’ouverture d’esprit. Inexactes, indécemment partisanes et furieusement non professionnelles, ces infos qui nous font rire et qui recaleraient n’importe quel étudiant-journaliste à son examen, sont souvent publiées telles quelles dans la « Revue de presse en dix brèves » de la Gazette.

Celle-ci met en lumière une fois de plus la grande incompréhension des Indonésiens face à la laïcité à la française suite à cette affaire de la salle de gym Orty au Raincy. Il ne se passe pas un mois sans qu’une info de ce type ne soit publiée ici. La guerre faite au tchador dans l’Hexagone est bien connue des Indonésiens qui lisent dans leurs journaux tous les faits divers sur le sujet. Et l’interdiction des burquini dans les piscines ne laisse pas d’étonner cette population qui à l’habitude de se baigner toute habillée ! L’Indonésien moyen s’imaginerait-il que Français et Françaises vivent continuellement à poil dans une promiscuité dégoûtante ? Rien n’est complètement perdu pour nous néanmoins, pauvres pécheurs que nous sommes. Comme Republika l’affirme en fin d’article : « ce n’est pas tout le peuple de Paris qui refuse cette salle de gym. Il y en a qui sont pour. » Ouf !

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