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BICEP : un nom bizarre que tout le monde retient - La Gazette de Bali – Information sur Bali et l’Indonésie
La Gazette de Bali - Dernière éditionJuillet 2014
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La Gazette de Bali est un journal mensuel de 40 pages, imprimé à Bali et distribué à travers toute l’Indonésie. Seul média francophone en Indonésie, la Gazette de Bali propose un contenu généraliste pour mieux décrypter les cultures indonésiennes et l’actualité de ce vaste pays, grand comme l’Europe. Quelques pages pratiques sur Bali sont plus spécifiquement dédiées aux touristes sur Bali, aux résidents et aux candidats à l’expatriation.

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BICEP : un nom bizarre que tout le monde retient

BICEP : un nom bizarre que tout le monde retient - La Gazette de Bali

Le 4 janvier dernier, nous avons rencontré Matthew, l’un des membres du groupe Bicep (Andy était au Mexique avec sa petite copine) avant son set au Woo Bar. Celui qui sait dire « J’adore le bifteck et les haricots verts » en français nous en dit plus sur sa vie de dj.

Pourquoi ce nom, « Bicep » ? « Il y a environ 5 ans, on a monté un blog qui s’appelait « Feel my bicep » avec Andy. On s’y s’échangeait de la musique un peu ringarde et marrante, comme du disco italien des années 80, de la musique que personne n’aimait à part nous. Tu sais, le genre de sons nuls avec lesquels tu finis par avoir un lien affectif tellement tu l’écoutes ? Et puis, on a commencé à faire nos propres titres, à jouer dans des clubs et on a gardé le nom « Bicep ». C’est un nom bizarre, mais que tout le monde retient. Et puis, dans tous nos sets, on retrouve ce son puissant, très lourd, comme un coup de marteau, qui nous vient de la techno qu’on écoutait gamin dans les années 90. »

C’est quoi la vie de dj à succès ? « La vie de dj est bien plus dure que ce que pensent les gens. On n’arrête pas de nous dire que cela doit être génial de jouer dans une ville différente chaque soir, mais c’est vraiment compliqué. Cette semaine, j’ai fait Londres-Dubaï-Perth-Sydney-Melbourne-Singapour-Bali pour retourner ensuite à Singapour puis Dubaï, etc. Ici, on reste seulement quatre jours pendant lesquels on va essayer d’aller aux Gili avec ma copine et de prendre quelques cours de surf. Mais l’an prochain, on veut vraiment prendre du temps pour nous. C’est impossible d’avoir une vie normale ou même de faire la fête, je me dois d’avoir une bonne hygiène de vie. Tu imagines avoir la gueule de bois tous les jours à l’aéroport, toi ? »

Comment définissez-vous votre musique ? « Elle change selon le pays. En France, on doit jouer de la musique marrante. On n’hésite pas à passer de la musique avec des paroles. En Allemagne, c’est tout le contraire. Pas de paroles, que de la techno. C’est un peu comme en Grande-Bretagne. Aux USA, il faut y aller crescendo dans la puissance alors qu’en Hollande, les gens recherchent des sons plus posés. L’Irlande, est le meilleur endroit pour mixer parce ces gens sont complètement fous. Ils aiment vraiment boire quand ils font la fête, ils la font vraiment. Ici, ils ont plutôt l’air trop sage, on va essayer de décoincer tout ça avec de la musique qui ne se prend pas au sérieux. »

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