JOKOWI : « JE NE SUIS PAS UN DICTATEUR »

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La polémique de ces derniers jours, lancée par l’opposition au président Joko Widodo, c’est que ce dernier se comporterait en dictateur, certaines de ses décisions politiques récentes étant perçues comme des violations aux Droits Humains.

Une opposition qui n’a d’ailleurs pas nécessairement la meilleure réputation en termes démocratiques.

Le dernier dictateur en date de l’Archipel reste le général Suharto, surnommé le « général souriant », mais à la poigne de fer, comme son régime de 32 ans l’a démontré.

Presque 20 ans après la chute de Suharto, le président démocratiquement élu Jokowi rejette catégoriquement le qualificatif de « dictateur » ou de « leader autoritaire » après que le gouvernement ait pourtant décidé un certain nombre de mesures controversées comme la possibilité d’interdire par décret les organisations musulmanes jugées radicales.

Quelques personnalités plus ou moins proches de la mouvance islamiste et opposants notoires à Jokowi ont également été arrêtées depuis l’an dernier pour avoir supposément comploté pour le renverser, notamment lors des manifestations musulmanes contre le gouverneur chrétien de Jakarta Basuki Tjahaja Purnama.

Le président a répondu à ces critiques, largement relayées sur les réseaux sociaux, lors de l’ouverture d’une compétition sportive mardi dernier.

Parlant devant une centaine de jeunes sportifs, il a plaisanté en affirmant qu’ils ne devaient pas avoir peur de lui parce que quelques netizens l’accusaient d’être un dictateur.

« N’ayez crainte. Votre président n’est pas un dictateur. De nos jours, il y a beaucoup de gens sur les réseaux en ligne qui disent que le président Jokowi est autoritaire, un dictateur », a-t-il lancé à la tribune, provoquant des rires dans l’assemblée.

Il a plaisanté sur le fait qu’il n’avait pas la tête de l’emploi.

« Comment une tête pareille pourrait être celle d’un dictateur », a-t-il dit.

Le président à l’habitude d’utiliser son allure typique d’Indonésien moyen pour contrer les critiques qui lui prêtent des intentions manipulatrices.

Pendant la campagne présidentielle de 2014, des rumeurs ont circulé affirmant qu’il était d’origine chinoise, ou même un communiste infiltré.

Il reste qu’Amnesty International Indonesia a quand même sérieusement critiqué Jokowi pour avoir mis en place ces mécanismes de décrets pour contrer les organisations sociétales jugées représenter un danger pour l’unité du pays.

Le gouvernement indonésien vient en effet de démanteler l’organisation musulmane Hizb Ut-Tahrir Indonesia pour ses positions radicales, notamment sa volonté de voir instituer un califat dans la région.

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SOURCEChina Post
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