« Java Heat », l’Indonésie sur grand écran hollywoodien

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Ils sont plutôt rare les films internationaux qui mettent l’Indonésie sur le radar. Aussi loin qu’on cherche, ces dernières années, on se souvient surtout de Julia Roberts dans « Eat, Pray, Love » et pour nous francophones de « Toute la beauté du monde » de Marc Esposito (cf. La Gazette de Bali n°14 – juillet 2006). Les cinéphiles trouveront traces de l’Indonésie dans des productions plus anciennes, « Emmanuelle 2 » (1975), « Incontro d’amore – Bali » (1970) et bien sûr « The Year of Living Dangerously » (1982, tourné aux Philippines !) mais l’Archipel d’aujourd’hui n’a pas encore trouvé sa place sur le grand écran. Saluons donc la sortie de cet « action thriller » mettant à l’affiche Kellan Lutz et Mickey Rourke dans une réalisation de Connor Allyn. Située à Jogjakarta, l’histoire un peu abracadabrante de « Java Heat » pourrait sortir d’une BD et honnêtement, on n’est pas loin du B movie – mais quel plaisir de voir les rues de Jogja servir de décor à un film d’action made in USA, avec Borobodur pour le grand final svp ! On s’étonne de voir ces rues justement plutôt vides… Où est donc passée la population ? Et aussi de l’attitude très conflictuelle des protagonistes indonésiens qui n’hésitent pas à exprimer constamment leur défiance des étrangers, un sentiment présent en Indonésie, certes, mais qui se révèle rarement de façon ouverte comme dans « Java Heat ». Paranoïa américaine ? Enfin, à l’heure où Hollywood fait justement un remake de la production locale « The Raid » et où son héros Joe Taslim endosse le rôle du méchant dans le dernier « Fast and Furious », ne boudons pas notre plaisir de voir ce film qui aidera aussi l’Indonésie à s’inscrire un peu plus sur la carte mondiale.

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