INDONESIE : LIBERTE D’EXPRESSION EN RECUL

PARTAGER SUR

L’Indonésie est la 3ème plus grande démocratie au monde après l’Inde et les Etats-Unis. Une ONG régionale a cependant exprimé son inquiétude devant le retour de pratiques coercitives appliquées massivement pendant le régime de Suharto.

Selon les données compilées entre janvier 2015 et mai 2016 par « Southeast Asia Freedom of Expression Network » (SAFENET), il y a eu un nombre croissant d’atteintes à la liberté d’expression à la fois dans l’espace public et sur l’Internet.

Depuis 2016, il y a eu moins 4 atteintes à la liberté d’expression enregistrées par mois, expliquent les données de l’ONG.

Cependant en 2015, leur nombre était inférieure à 4 par mois. Au Total, il y a eu 50 violations entre janvier 2015 et mai 2016. Le plus grand nombre de violations a été atteint en mai 2016 avec plus de 50.

‘C’était probablement à cause des nombreux événements qui ont eu lieu pendant ce mois, comme la commémoration du référendum en Papua, le 1er Mai, le jour de la Liberté de la presse mondiale et la Commémoration de la tragédie de mai 1998″, a indiqué SAFENET.

Selon les infos de l’association,, les violations sont venues principalement de l’interdiction de projection de certains films, pour 38%, suivies de l’interdiction de discussions ou séminaires, pour 30%.

Les films qui ont connu des interdictions sont « Senyap », sur les massacres anti-communistes du milieu des années 60, avec 10 interdictions, ainsi que « Pulau Buru Tanah Air Beta », cinq interdictions, un docu sur l’île qui servait de centre de travaux forcés pour des citoyens arrêtés et détenus sans procès, « Alkinemokiye » et enfin « Samin vs Semen », ces deux derniers avec une seule interdiction. Ces films ont généralement interdits au moment où ils devaient être projetés sur des campus.

Selon les données, Yogyakarta est la ville avec le plus nombre d’atteitnes à la liberté d’expression avec 28% du total national, entachant la réputation de cette ville comme un melting pot où vivraient en harmonie des gens avec des backgrounds hétérogènes. Jakarta n’a enregistré que 12 cas de violations.

Depuis son passage en 2008, la loi sur l’Information et les transactions électroniques, qui autorise des sanctions à l’encontre de quiconque diffusant des informations ou des documents diffamatoires, a permis de condamner 200 personnes.

Le nombre de personnes condamnées en vertu de cette loi est en plein boum. Il est monté jusqu’à 62 personnes en 2015. En comparaison, en 2008, année de sa mise en place, seules deux personnes avaient été criminalisées. 90% des cas le sont pour diffamation.

D’après Jakarta Post.

SOURCEJakarta Post
PARTAGER SUR

2 COMMENTAIRES

  1. Bonjour , je viens de l ambassade d Indonésie à Paris pour faire mon visa social culturel qui me permet de rester 6 mois à Bali . Mon dossier etait complet comme d habitude et voila qu on me refuse de faire mon visa . Il manque le document 211 délivré par le service d immigration à Bali et demande par mon sponsor me disent il. Quelle est ce document ? Que contient t il ? Je prends l avion dans 3 semaines est il difficile de se procurer ce document ? Dernier recours puis je me rendre avec un visa 2 mois à bali ( mon billet d avion étant de 6 mois et me rendre à Singapour pour faire le visa social? J ai peur qu on me refuse de monter dans l avion mon billet étant de 6 mois et n ayant pas le visa à d’équoite. Répondez moi svp et donne moi une solution c est urgent . Merci d avance

    • bonjour.
      oui la loi a changé début 2016 et il faut maintenant un telex qu’on obtient à Jakarta, il vaux mieux passer par un agent et ça coute 1.6 milllion.
      en revanche, il semble que rien n’ait encore changé à Singapour, en tous cas il y a deux mois, une de nos stagiaires a pu obtenir son visa sans aucun autre document que l’invitation rédigée en indonésien. bien à vous.

LAISSER UNE RÉPONSE