Indoled à Bali : que la LED soit et la LED fut

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Avoir sa maison éclairée de LED est aujourd’hui devenu un must si on a les moyens de s’équiper de ce système cher mais qui promet ni plus ni moins de diviser la consommation électrique par dix. Entre chic absolu
et promesse d’économie, les LED essayent donc de trouver une image de
marque pour l’instant encore incertaine, Mickaël Veslot, ingénieur optoélectronicien originaire de l’Orne, nous explique : « Une diode de qualité à une durée de vie de 100 000 heures, mais en fait, à cause
de tout un tas de facteurs qui vont de la qualité de fabrication, à l’installation et aux conditions climatiques, cette durée de vie peut très
bien être ramenée à 10 000 heures. »
Pour des ampoules d’éclairages qui coûtent entre 100 000 et 200 000 roupies l’unité et qui promettent d’alléger vos dépenses auprès de PLN une fois le seuil de retour sur investissement atteint, il convient donc d’être exigeant et de savoir ce qu’on achète afin de ne pas être déçu…

« Il est évident que les produits de piètre qualité fabriqués en Chine et qui envahissent le marché actuellement sont néfaste à la LED. Nous à Indoled, nous assemblons nos diodes sur place avec les meilleurs composants et un contrôle technique professionnel », explique
Mickaël Veslot. Mais ce n’est pas tout, Indoled effectue également l’installation chez vous, dans votre jardin ou dans les locaux de votre entreprise. C’est aussi pour cette raison que ses produits sont garantis trois ans. Un plus que l’électricien du coin qui débite de la LED chinoise bon marché en surfant sur la vague n’est pas en mesure de garantir. « Le pire au sujet de ces LED de mauvaise qualité, c’est que les gens les jettent alors qu’elles sont réparables et leurs composants recyclables. Nous sommes là dans un paradoxe total car le produit est écologique et diminue la dépendance énergétique s’il répond à un cahier des charges responsable », déplore le patron d’Indoled. Il faut également savoir que la LED n’aime ni la chaleur, ni l’humidité.

Pour ce Français installé à Bali en famille depuis deux ans et demi, tout a commencé un peu par hasard. Un ami belge qui avait des difficultés à éclairer sa villa avec des générateurs car il ne pouvait pas obtenir
le raccordement à PLN est venu lui demander conseil. C’est ainsi que l’idée
de vendre de la LED à Bali lui est venue. Le bouche à oreille a fonctionné très vite parmi les possesseurs de villas de luxe et Mickaël Veslot a donc fondé Indoled. Aujourd’hui, si les propriétaires de villas font toujours appel à lui pour s’éclairer, son marché s’est surtout développé en direction des professionnels, hôtels, restaurants etc. Il compte parmi ses clients
le Four Seasons, l’Holiday Inn, le magasin d’art Reservo’Art, le nouveau projet JP’s et les produits Indoled sont actuellement en test au Kudeta, au St Régis et au Westin.

Outre la prise en charge de l’aspect déco – il est très facile de créer des ambiances colorées et changeantes avec la LED – Indoled fait également de la recherche et développement en partenariat avec Senso, société de luminaires basée à Bali (cf. La Gazette de Bali n°30 – novembre 2007).
Les trois axes d’activité de l’entreprise, vente de produits, consulting et conception nécessitent l’emploi à plein temps d’une dizaine de personnes, un acheteur, deux techniciens, une assistante et le reste en commerciaux. En conclusion, laissons le dernier mot à celui qui table sur ses méthodes professionnelles irréprochables et une approche rationnelle de ce marché
à Bali : « Moins de 5% des hôtels de l’île sont équipés en LED, ce marché a évidemment de l’avenir, Bali étant une vitrine mondiale. »

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