FEUX DE FORETS : DES OFFICIELS PRIS EN OTAGES A RIAU

PARTAGER SUR

La ministre de l’Environnement Siti Nurbaya Bakar a condamné la situation de prise d’otages qui s’est déroulée dans le district de Rokan Hulu dans la province de Riau et qui a vu des employés du ministère se faire enlever par des résidents pendant une enquête sur les feux de forêts.

Sept fonctionnaires ont été pris en otages vendredi dernier par un groupe suspecté d’avoir été envoyé par la société d’exploitation de l’huile de palme Andika Permata Sawit Lestari (APSL).

Lire aussi :
L’INDONESIE A NOUVEAU EN ALERTE FEUX DE FORETS

L’enquête préalable de l’équipe ministérielle avait démontré qu’une zone de 2000 hectares avait été brûlée volontairement par les employés d’APSL, qui prétendaient être des paysans locaux.

« En toute probabilité, ces activités illégales étaient supportées directement par l’entreprise, qui emploie des groupes de paysans locaux », a expliqué la ministre dimanche.

Lire aussi :
FEUX DE FORETS : 15 ENTREPRISES RELAXEES A RIAU

Les enquêteurs se sont retrouvés confrontés à un groupe de plus d’une centaine de personnes qui les ont empêchés de quitter la zone. Le groupe a formulé plusieurs exigences, comme l’effacement de toutes les photos et vidéos prises par les enquêteurs pendant leur investigation.

Après plusieurs échanges avec leur hiérarchie, les enquêteurs ont accepté d’effacer les documents photo et vidéo. Les images prises par drone n’ont cependant pas été effacées.

Lire aussi :
BROUILLE INDONESIE-SINGAPOUR AU SUJET DES FEUX DE FORETS

Le groupe de ravisseurs a ensuite demandé que la ministre se rende sur les lieux avant de libérer leurs otages. Ils n’ont pas expliqué les raisons de cette exigence supplémentaire.

Les preneurs d’otages ont menacé de brûler leurs prisonniers et de jeter leurs corps dans la rivière.

Vers minuit, la police est arrivée sur les lieux pour négocier la libération des officiels. Après de longues tractations, vers 2h30 du matin samedi, le groupe de résidents a finalement accepté de les libérer, mais sans leur matériel. La police a dû retourner dimanche matin sur les lieux de la prise d’otages pour récupérer ce matériel.

« Après cet incident, l’enquête contre APSL demeure notre priorité. Nous avons trois choses importantes à régler avec cette société. D’abord, l’exploitation de zone protégée, deuxièmement, la mise à feu, et enfin, la prise d’otages. Le ministère va enquêter et prendra des mesures fermes », a dit la ministre.

Une dernière évolution de la situation à Riau qui révèle, si cela était encore à prouver, la teneur mafieuse du dossier.

Lire aussi :
Les sociétés de l’huile de palme annulent l’accord de déforestation

SOURCEJakarta Globe
PARTAGER SUR

PAS DE COMMENTAIRES

LAISSER UNE RÉPONSE