Edouard Allain : il y a de la magie dans les traditions de Bali

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Avant d’avoir 34 ans et de devenir revenue manager régional pour le groupe Accor à Bali, Edouard a grandi en Bretagne, au bord de l’océan, à faire de la voile ou du bodyboard. Pour ce Français amoureux des voyages, la nature, c’est important, le soleil et la magie aussi, certainement autant que de s’éclater dans son job. A Bali, il a décroché le full package.
On vous raconte comment il en est arrivé là…

Vous avez remarqué ? Où qu’on aille à l’étranger, on est à peu près sûr de tomber sur des Bretons. Surtout quand, comme nous, nous avons choisi Bali, une île, comme terre d’expatriation. Edouard, c’est l’un des nombreux Bretons à avoir quitté la Bretagne. Pas parce qu’il ne l’aime pas. Ne dites jamais ça ! Mais parce que le Breton est, de nature, un aventurier des océans, un voyageur. Le voyage, c’est d’ailleurs en lui depuis qu’il est petit. « On n’allait pas à l’étranger, mais mon père nous emmenait à Paris pour Noël, en Corse l’été… On bougeait pas mal. » Pour Edouard, le voyage rime avec partage, créativité et bien sûr évasion ! « Quand je suis ailleurs, j’aime allumer la radio le matin et entendre une autre langue. Je suis complètement dépaysé. » Entre ses étés en Angleterre où il s’occupe du service restauration d’un campus, il étudie donc le tourisme à Angers. Après son double master, il file en stage 8 mois à New-York pour le consulat avant de chercher son premier vrai job à Paris : un poste dans l’hôtellerie, un Sofitel qui deviendra un Pullman et au sein duquel il reste deux ans et demi. «  J’ai vraiment profité de Paris, de son dynamisme, surtout culturel ! J’ai eu la possibilité de faire plein de choses : restos, expos, soirées, ciné… Et je voyageais beaucoup. » Depuis Paris, il s’envole pour les capitales européennes dès qu’il est en vacances ou le temps d’un week-end.

Et puis est arrivé ce qu’il appelle « le bon moment ». On ne va pas vous refaire son CV, mais en quelques années, Edouard s’est spécialisé et est devenu expert en « revenue management  », une stratégie de remplissage et de prix afin d’assurer aux hôtels les meilleurs profits. « J’avais acquis un savoir suffisant et je suis tombé sur une super opportunité boulot. » En consultant l’intranet du groupe Accor, il tombe sur une annonce pour Bali. « Partir vivre à l’étranger, ça commençait vraiment à me tarauder même si j’avais un peu peur de finir sur une île paumée et de m’ennuyer. » Mais quand son père, ancien avocat à la retraite, lui dit : « Fonce ! » il se jette à l’eau et arrive à Bali fin septembre 2014. Depuis, il savoure… « Tous les matins,
je passe devant l’océan, je m’arrête, regarde les vagues et me dit que je suis chanceux. Je ne m’en lasse pas
. » C’est sûr que bosser face à la mer, c’est quand même sympa. A Bali, il pratique également le temps élastique : les jours de la semaine qui défilent à toute allure, et ceux du week-end qui semblent s’allonger. « D’abord, le dimanche à Bali n’a rien de sinistre ou morose comme il peut l’être en France. Et puis, quand on revient au boulot le lundi, on a l’impression de revenir de vacances, c’est fou ! »

Au boulot justement, Edouard « s’éclate » et a trouvé sa place parmi les Indonésiens qui travaillent avec lui. « Je travaille avec des Balinais hindouistes, des Javanais musulmans, des chrétiens, etc… Alors que moi-même je suis athée et tout se passe super bien ! A Bali, il y a cette dimension multiculturelle géniale qui n’empêche pas que tout le monde se respecte, au contraire. D’ailleurs, quand tu regardes les Indonésiens se parler entre eux, ils sont toujours en train de se
marrer.
» A Bali, Edouard aime aussi la magie qui transpire des offrandes, des temples, des jolies femmes en tenue de cérémonie, des petits payung… S’il est foncièrement heureux ici, cela n’empêche par le jeune Français de voir Bali telle qu’elle est : une île en crise écologique, victime de la pollution quotidienne. « Il ne faut pas fermer les yeux en disant que Bali est un endroit parfait, ce serait nier le problème. Ça fait mal au cœur de voir des déchets balancés partout et dégrader les plages. Je travaille pour un groupe d’hôtel, Accor, engagé que ce soit avec le programme « Planet 21 » ou « A Tree For A Child ». Mais ce n’est pas suffisant. A mon échelle, j’essaye de sensibiliser un peu mon entourage indonésien qui pense que la pollution est un phénomène naturel. » Une prise de conscience qui semble longue et fastidieuse mais qui ne le fera pas prendre le large pour autant à notre Breton. « Pas tout de suite en tout cas. Et si je quitte Bali, ce sera forcément pour suivre une très bonne opportunité professionnelle !  »

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