Edito mars

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A l’occasion de l’élection de Donald Trump, on a découvert qu’il y avait eu plus de « fake news » échangées que de vraies informations sur les réseaux sociaux. Et c’est semble-t-il aussi le même phénomène qui s’est produit lors du premier tour de l’élection au poste de gouverneur de Jakarta le mois dernier, intox, propagande, vidéo falsifiée, tout l’éventail y est passé. C’est préoccupant parce que non seulement le gouverneur sortant est en ballotage défavorable malgré sa popularité et l’exemplarité de son travail. Ca pose plus largement pour l’avenir un problème de fonctionnement pour nos démocraties. Les réseaux sociaux brouillent les cartes, les internautes sont en prise directe avec des infos qu’il faut vérifier, mettre en perspective, minorer, un travail d’ordinaire dévolu aux journalistes et analystes politiques. Soyons responsable chacun à notre échelle, ne propageons ni des infos qui fustigent un groupe ou une communauté, ni des infos que nous n’avons pas vérifiées et évitons de donner raison à Corneille qui proclamait il y a trois siècles dans Cinna: « le pire des états, c’est l’état populaire ».

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