De Jérome à Atlantis : la mutation d’un plongeur

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Dans l’entrelacs des souvenirs de Jérôme, les folles nuits du triangle d’or de l’internationale des « teufeurs » de tout poil –Ibiza, Goa, Bali- s’estompent peu à peu. Le monde du silence prend le dessus, laissant la place au spectacle des raies manta, requins et autres sun-fish de 3 mètres d’envergure qui peuplent les fonds de Bali. Et puis le présent, la PMA créée il y a 5 ans déjà, pour grandir, devenir officiel et trouver sa place au sein des 115 clubs de plongée que compte Bali.

Jérôme Perrussel ne plonge plus, qu’on se le dise, il gère sa petite entreprise de 9 salariés dont deux instructeurs de plongée francophones. « Le plus dur, ça a été de passer de Jérôme à Atlantis. Avant je travaillais grâce au bouche à oreille, les gens voulaient plonger avec Jérôme, je faisais tout : la plongée, la conduite, le remplissage des bouteilles, le commercial…Maintenant, je me consacre au marketing et au développement de ma société».

Autodidacte comme la plupart des chefs d’entreprise français de Bali, Jérôme est devenu un expert en matière de marketing sur internet. « Ca draine 20 à 40% de ma clientèle selon les mois. Je travaille depuis le début à optimiser mon positionnement sur les moteurs de recherche, ce n’est pas une question de liens payants mais de temps et de connaissance du fonctionnement d’internet. Il m’a fallu 6 ans pour me hisser en tête de Google sur Bali ».

Pour autant, l’amateur de coraux et de plongées dans les courants ne se repose pas sur ses lauriers, il veille à maintenir le niveau optimum de qualité exigée par le standard international PADI. « Il n’y a que 45 clubs à Bali qui bénéficient d’un numéro d’agrément PADI, ça offre un certain respect des standards internationaux de sécurité, de qualité et de service. Avant de s’aventurer en mer, les clients ont intérêt à vérifier sur www.padi.com. Les grands hôtels ne s’y trompent pas, ils ne font appel qu’à des entreprises qui offrent toutes les garanties et qui sont en place depuis longtemps, on juge les gens sur la durée ».

Pour durer justement, Jérôme a amorcé sa diversification. A l’instar de nos cousins poissons il y a 400 millions d’années, il a quitté le milieu marin et l’épave de l’USS Liberty de Tulamben, les tombants vertigineux de Menjangan, les grottes aux requins et les canyons des Gilis pour explorer l’arrière-pays. Il propose à présent des randonnées et des balades en VTT pour étoffer son offre et faire partager son amour de Bali.

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