CANOPY ART BALI : NOUS SOMMES DANS LE BUSINESS DU VENT, DU SOLEIL ET DE LA PLUIE

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Des murs vitrés, un bâtiment entièrement climatisé, une équipe professionnelle de plus de 25 membres à l’anglais parfait : ce n’est pas souvent qu’on entre dans un lieu qui ressemble à ce point à notre image d’une « vraie » entreprise à Bali. C’est le grand sourire d’Eddie Fitzgerald qui nous accueille : cet Anglais expatrié des premières heures a tout du commercial chaleureux et plein d’humour capable de vous faire acheter 40 encyclopédies tout en vous convaincant qu’elles sont essentielles à votre réussite ! Poussé par la forte demande, il a développé tout une gamme de produits et d’installations ayant pour but de protéger de la pluie, du soleil et de vent. Basé sur des produits d’import novateurs du monde entier, tous ses projets sont réalisés sur mesure et ont déjà recouvert de grandes enseignes balinaises dans l’hôtellerie
et la restauration.

 

La Gazette de Bali : Comment en êtes-vous arrivé à ouvrir une entreprise à Bali ?
Eddie Fitzgerald : J’ai emménagé à Bali en 1993 après avoir travaillé à Jakarta, au début, je travaillais dans l’export. J’avais ouvert un magasin de meubles, avec un grand show-room. En 2008, la crise a frappé Bali et le business de l’export s’est effondré de 10% par an. Avant, la By Pass Sanur était bordée de magasins dédiés aux grossistes : des designers, des antiquaires, des fabricants de meubles… on expédiait un container tous les deux jours à cette époque. Puis, avec l’essence, le transport, les régulations sur l’usage du bois, au bout du compte, ce n’était plus rentable et l’utilisation croissante d’Internet a rendu inutile le déplacement jusqu’à Bali. J’ai été frappé une fois de voir sur la devanture d’une toute petite boutique poussiéreuse de Jepara l’indication d’un site Internet, tout le monde est relié maintenant au marché global, de moins en moins besoin d’intermédiaires. Et puis, on peut avouer aussi que la mode des produits indonésiens traditionnels est un peu passée. J’ai donc fait évoluer mon entreprise en tachant de coller à la demande.

LGdB : Vous n’avez pas profité des bas prix du marché immobilier à l’époque pour vous diversifier ?
E F : Le business de l’exportation marchait tellement bien que je n’imaginais même pas qu’il aurait une fin. Donc, je n’ai pas investi dans des hectares de terrains comme tous les autres expatriés. Maintenant, ils ont tous les orteils en éventail et moi je continue à trimer ! (Rires)

LGdB : Donc après l’export, vous êtes passé directement aux stores ?
E F : Dans notre show-room, on avait tendu des voiles pour faire de l’ombre à l’extérieur. Tout le monde nous demandait si c’était à vendre ! Et c’est à partir de cette demande qu’on a eu l’idée de se lancer dans la protection contre les éléments. Quand je suis arrivé à Bali, pour se protéger, il n’y avait que des stores en bambou : de longs rouleaux de lamelles de bambou dont le système déroulant s’emmêlait toujours. Tout le monde voulait savoir où trouver le bon fabricant, mais en réalité, ils finissaient tous par pourrir et par être infestés de bêtes et de poussière. Donc tout le monde attendait un produit plus résistant, plus facile d’entretien et d’utilisation. La mode moderne et minimaliste qui a envahi Bali fait que toutes les architectures s’ouvrent à la vue : de grandes baies vitrées, des espaces ouverts… C’est très beau mais ça ne protège pas des éléments ! Nous, on permet cette nouvelle esthétique en fournissant des solutions de protection. En quelque sorte, nous sommes dans le business du vent, du soleil et de la pluie et les plus grands noms de Bali, comme Ku De Ta, Sheraton, W, El Kabron nous font confiance.

LGdB : Pourquoi votre offre est si particulière ?
E F : Nous voulions faire quelque chose de différent. Ici, c’est très simple de se faire faire ce genre de protection contre le soleil : on achète la toile, on engage un artisan local pour la tendre et voilà. Ça ne coûte presque rien et c’est rapide. Mais ça aura toujours l’air approximatif, rien ne sera parfaitement calculé pour l’évacuation de la pluie et le design n’aura rien d’original. En clair, on peut avoir une toile tendue au dessus de notre terrasse, mais elle ne sera pas de qualité et surtout elle ne sera pas garantie. J’en avais marre de cette ambiance à Bali qui donne l’impression qu’une fois que le vendeur a fait sa vente, il n’a plus aucune responsabilité sur l’objet. Je voulais pouvoir assumer une garantie d’un an et un vrai service après-vente. Pour ça, je choisis les matériaux les plus résistants et innovants que j’importe de France, d’Allemagne, d’Australie et des Etats-Unis. Pour travailler avec ces technologies, nous avons dû acheter des logiciels dédiés qui permettent de calculer la résistance et des designs inédits.

LGdB : Votre gamme évolue beaucoup ?
E F : Constamment ! On a développé plein de nouveaux concepts au fur et à mesure. Notre premier produit était des voiles tendues qu’on appelle plus communément « shade sails », mais depuis on a créé les Sun Louvre, les Ziptrack, les Roller Binds et les Awnings. On est toujours à la recherche de nouveautés, on fait constamment de nouveaux tests. Aujourd’hui, nous nous lançons dans le PVC membrane. C’est une nouvelle matière qui peut prendre n’importe quelle forme, qui est complètement hermétique et qui a une espérance de vie de 15 à 20 ans une fois posée. Nous sommes les seuls à les fabriquer à Bali et à disposer d’une machine coréenne spéciale pour le souder. Nous sommes aussi les seuls fournisseurs de Ziptrak de toute l’Indonésie. Ce sont nos plus grosses ventes en ce moment. C’est un système extrêmement simple, qui permet de bloquer 95% des UV, de l’eau et du vent. C’est la meilleure solution que l’on peut offrir pour lutter efficacement contre ces trois éléments. Et en même temps leur transparence permet de ne pas se sentir enfermé quand il faut les baisser.

LGdB : Est-ce que votre futur s’annonce aussi beau que vos réalisations ?
E F : Oui, nous sommes en constante expansion, on recrute, et nous avons commencé à vendre notre savoir-faire en Australie, en France, à Fidji… pour une fois que Bali exporte sa technologie !

 

Canopy Art Bali, Jl. By Pass Ngurah Rai n°383, Sanur. Tél. 081 139 85 43, (0361) 472 10 10. ef@canopyartebali.com, www.canopyartbali.com

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