LA CAISSE D’EPARGNE MISE EN EXAMEN DANS L’AFFAIRE VIVALAVI

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Enième rebondissement dans l’affaire Vivalavi qui a secoué Bali il y a quelques années et tout particulièrement la communauté francophone, la Caisse d’épargne a été mise en examen pour « blanchiment d’escroquerie ».

Eric et Franck Girardot, fondateur de la holding basée à Hongkong Vivalavi Holding Group Limited en 2007, sont accusés depuis 2014 d’avoir monté une « pyramide » à Bali dans des projets d’investissement immobilier.

Ils ont persuadé 200 investisseurs, recrutés par des formations de bien-être, d’investir dans des complexes touristiques à Bali.

Une cinquantaine d’entre eux ont commencé à porter plainte en 2014, estimant avoir été floués de 13 millions d’euros par Vivalavi, qui était surtout connu en local sous le nom 3V pour sa salle de sport et ses programmes fitness.

Les plaignants estiment avoir été manipulés lors de séances de coaching mélangeant méditation, hypnose et… bilan patrimonial, agrémentées de stages de « leadership » à Bali pendant lesquels ils pouvaient constater l’avancement des projets. Certains d’entre eux sont même devenus des membres actifs du projet.

En février 2016, les frères Girardot ont été mis en examen en France, après avoir fui bali. La justice leur reproche une « escroquerie de type pyramidal en bande organisée ». Ils ont été placés en détention provisoire.

La Caisse d’Epargne a été mise en examen en avril dernier pour avoir manqué à ses obligations de surveillance. Elle aurait dû questionner les virements de sommes importantes vers Hong Kong et l’Indonésie de Vivalavi alors que son objet social ne prévoyait pas d’activité internationale.

« La banque ne pouvait ignorer l’origine délictueuse des sommes », a dit la justice. Les montants des versements étant incompatibles avec le paiement de séances de coaching.

« Tout en contestant les faits reprochés, la Caisse d’Epargne réservera ses déclarations au magistrat instructeur », a réagi l’avocat de la banque.

Avec AFP.

SOURCELa Tribune
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