BALI FOR THE WORLD : QU’EST-CE QUE BALI PEUT OFFRIR AU RESTE DU MONDE ?

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Pour tous ceux qui vivent ici, et peut-être aussi pour ceux qui y passent régulièrement, Bali recèle quelque chose qui en fait un endroit unique sur cette terre. C’est ici et pas ailleurs que nombre d’entre nous viennent chercher un équilibre, une plénitude, un accomplissement qu’ils sont bien en peine de trouver ailleurs. Alors, en ce mois de janvier propice aux vœux et aux bonnes résolutions, nous avons demandé à un panel de personnalités impliquées ici dans les domaines variés de la méditation, du yoga, de l’éducation, de la divination, de la danse et du développement personnel de nous expliquer pourquoi ils avaient choisi Bali pour exercer et aussi de nous expliquer ce que Bali avait à offrir au reste du monde…

MIRANDA SURYADJAJA, DU LIFE COACHING PAR UNE BALINAISE
cs-mirandaUn peu de massage, un zeste de yoga, une tranche de méditation, une assiette de nourriture végétarienne, un beau paysage de rizière et la bénédiction d’un prêtre, voici le cocktail balinais un peu caricatural, le « LOLing », que dénonce avec un sourire bienveillant… une Balinaise originaire de Singaraja. Pour cette spécialiste de la communication, diplômée en Effective Interpersonal Communication, « à Bali les entreprises vendent de l’illusion qui ne s’adresse qu’aux sens, à la surface des choses mais il faut chercher les causes des maladies et pas simplement appliquer un onguent dessus », martèle cette femme d’action qui a obtenu un MBA aux Etats-Unis et passé beaucoup de temps hors de son île. Selon elle, Bali donne un sens de douceur, de chaleur et de fraternité dans un très bel environnement qui permet de faire tomber l’armure et tous nos filtres, une invitation à se pencher enfin sur nos maux et c’est une belle chose. « Apprenez à connaître les Balinais, le contraste peut ouvrir quelque chose dans le cœur. Et rappelez-vous la manière dont les Balinais ont accueilli la bombe de 2002, ils ont réfléchi à leur comportement, se sont demandé ce qu’ils pouvaient faire pour que ça ne se reproduise pas. On ne s’interroge jamais assez sur les causes, rappelle encore une fois cette life coach qui soigne par la parole des gens qui souffrent de maux aussi divers que le bégaiement ou l’impuissance. On parle souvent mais on ne dit rien, on reste silencieux sur nos maux et nos souffrances, c’est là-dessus que je travaille en profondeur avec mes patients. » Du 12 au 21 mai prochain, Bali recevra un séminaire de communication non-violente intitulé « Bali International Intensive Training » et coordonné par Miranda Suryadjaja. En attendant, pour éviter de se sentir vide, d’agir dans le mouvement comme de simples robots, elle nous invite par tous les moyens à apprendre à mieux nous connaître.
www.mirandarumi.com

OLOP ARPIPI, 20 ANS DE YOGA IYENGAR A TRAVERS LE MONDE
C’est à Seminyak l’urbaine et non à Ubud la spirituelle que l’aventure du yoga a commolop-arpipi-la-gazette-de-baliencé à Bali dans les années 90. Depuis un peu plus de 20 ans, Olop Arpipi enseigne chez lui, dans son jardin luxuriant et entouré de ses oies, de ses 9 chiens, de ses paons et autres poulets, la pratique du yoga Iyengar. « Ce n’est pas un exercice physique, prévient-il, pas une forme de gym mais une vraie action de méditation à travers des mouvements précis. » Son charisme hors du commun, sa chaleur et la rigueur de son enseignement ont fait de cet homme né à Java un gourou reconnu internationalement qui dispense avec humour ses cours de New-York à la Chine. Vous ne le rencontrerez jamais dans un festival de yoga. « Un bon prof a besoin de sentir l’énergie de ses étudiants, le processus de guérison va dans les deux sens, on se nourrit les uns les autres de notre énergie, précise-t-il. Et dans un festival, ça va, ça vient, les gens consomment, ça ne m’intéresse pas. Avant un cours, je vais me présenter aux nouveaux, je leur demande s’ils souffrent de quoi que ce soit et pendant la classe, je me sens vraiment connecté avec tout le monde et si un seul de mes étudiants n’est pas concentré, je le rappelle à l’ordre gentiment. » Cet homme né à Surabaya d’une mère javanaise et d’un père originaire d’Ambon n’anime pas seulement un cours mais une véritable communauté de yoga avec l’aide de quelques–unes de ses étudiantes telles que Budi Susanti ou Ida Wijaya. « Où est-ce qu’ailleurs dans le monde, on passe autant de temps à bavarder après le cours en buvant un tchaï et en mangeant du chocolat avec des gens aussi sympa et dans un environnement naturel aussi beau ? », ajoute-t-il comme pour chercher une réponse au succès rencontré par son cours. « Ce ne sont pas seulement la culture et le sourire des Balinais qui attirent autant de monde sur cette île, il y a une énergie très puissante grâce aussi à ses deux volcans encore actifs. On dit que Bali est le 7ème chakra de la terre et qu’on vient ici pour s’y purifier par l’eau comme au Japon ou à Fidji. Pour ma part, je suis attentif à suivre les cérémonies locales et à me purifier à l’occasion de la nouvelle lune ou de Kajeng Kliwon. Pour la nouvelle année, je n’ai qu’une chose à dire à vos lecteurs : soyez gentil d’abord avec vous-même, puis avec les autres, et tout deviendra facile. »
Olop Iyengar Studio. Jl. Drupadi I, n°7, Seminyak.
Tél. 081 238 115 07 FB: Olop Arpipi, Seminyak

SUSANNE SCHATTIN ROZIADI, CO-FONDATRICE DE SUNRISE SCHOOL
« Bali a été tellement bonne pour moi depuis mon arrivée en 1984 que j’ai décidé de

rendre à ma manière, en m’investissant dans l’éducation à la fin des années 90 », déclare la pétillante Suissesse Susanne bien connue de tous les anciens résidents de Bali pour s’être longtemps déplacée à vélo. Guidée depuis ses débuts à Bali par le sentiment qu’ici tout est possible, et par la nécessité d’offrir une bonne éducation à ses enfants qui ne pouvaient donc pas à l’époque entrer dans une école internationale en raison de leur nationalité indonésienne, Susanne a d’abord créé en 1996 une école par correspondance qui est devenue ensuite la Sunrise School en 2000. Cette école alternative a rejoint depuis un curriculum anglais mais au cœur de sa philosophie, il y a l’idée que les enfants ne sont pas des oies à gaver mais bien au contraire. « Ils sont complets et le job d’éducateur, c’est de les maintenir complets, de leur faire garder leur confiance en eux à travers leur développement, d’oser prendre la parole, de faire des erreurs et de créer de l’espace en eux de manière non supervisée », dit-elle. Au programme de cette école pas comme les autres, des matières académiques bien sûr mais aussi du yoga, de la méditation, du jardinage, certaines parties de l’école ont même été dessinées par les enfants et la cantine est intégralement végétarienne. « Il y a un vrai travail de création d’une communauté vivante de paroles et de décisions avec les enfants, renchérit Susanne. L’école, c’est un organisme vivant qui évolue constamment. Nous donnons aussi des cours d’anglais aux enfants du banjar, nous mettons au point des cours de premiers secours et de fogging naturel pour les adultes du banjar et avons même ouvert une section pour des enfants handicapés lourds. C’est ça que nous enseigne Bali, une connexion verticale et horizontale, j’ai toujours eu à Bali cette vision d’une « Little Utopia ». Alors, pour cette nouvelle année et pour toutes les autres, je vous souhaite « Peace and Love » (en riant) et puis surtout de la tolérance et de la gentillesse pour les hommes, les animaux et les plantes. »
www.sunriseschoolbali.com

TINA MINARNI CUSAYBHA, LE LANGAGE UNIVERSEL DU TAROT DIVINATOIRE

Cette jeune femme javanaise est tombée par hasard un jour sur un jeu de tarots divinatoires, une culture totalement étrangère à la sienne, mais les cartes lui ont parlé. Bien qu’elle n’ait pas reçu de formation ni jamais lu de livre sur le sujet, cette guérisseuse s’en sert comme d’un support intuitif et un moyen de communication extra-sensorielle avec son consultant. « Je suis sensible dans les cartes aux éléments que sont l’eau, l’air, le feu et la terre, indique-t-elle. Et aussi aux animaux disséminés dans les lames. C’est un langage universel rempli de sagesse qui vient d’Inde, transmis par les gitans originaires du Rajasthan et qui a été formalisé au Moyen-Age en Europe. » On compte peud’Indonésiens parmi ses clients, guère plus de 2-3% mais ceux qui y ont goûté y reviennent nous assure-t-elle. « Je consulte surtout à Ubud, un peu dans le sud de l’île et beaucoup par téléphone. Mes clients sont bloqués et confus, ils cherchent des réponses, le tarot ne peut pas tout pour eux mais ça donne de sérieuses indications par rapport à leur potentiel, précise-t-elle afin de relativiser les espoirs insensés que les gens mettent parfois dans cette technique divinatoire. Les gens qu’on rencontre à Ubud savent que le nom de cette ville signifie médicament, beaucoup sont là en quête de guérison, ils viennent chercher de la nourriture pour leur âme. Mais dans cette quête insensée de spiritualité, ils ne voient pas que leur égo grossit puis les aveugle. La spiritualité devient un mode de vie, tout en surface, qu’on affiche dans son discours, ses vêtements, les restaurants qu’on fréquente, etc. Au détriment d’une vraie recherche intérieure. C’est une étape par laquelle on doit passer jusqu’à ce qu’on ouvre les yeux sur les raisons qui nous ont attiré à Bali. » Justement, qu’est-ce que Bali peut nous apporter ? «  Je vous dirai que les Balinais sont des gens connectés avec les dieux et avec la nature, selon les principes de ce qu’ils appellent le Tri Hita Karana, ils vivent dans l’harmonie et une idéale simplicité, c’est-à-dire que la méditation imprègne chacun de leurs gestes quotidiens. Voilà un sujet d’inspiration pour le monde !  »

WA : 081 805 437 178 https://www.facebook.com/trulytarot.id/?fref=ts

PETER WRYCZA : BALI EST UNIQUE POUR LE DEVELOPPEMENT PERSONNEL
Peter Wrycza est un spécialiste de l’accompagnement en développement personnel qui peter-wryczaofficie à Sidemen depuis une vingtaine d’années. A Bali avec sa femme Balinaise et leurs deux enfants, Peter dirige le centre de méditation Nitarta, mais il donne aussi des conférences en Europe chaque année dans des pays comme la Russie, la Bulgarie, l’Italie ou la France. Pour lui, il y a quatre types de personnes qui viennent à Bali chercher ce qu’ils ne trouvent pas ailleurs. D’abord les jeunes qui voyagent pour découvrir le monde et eux-mêmes. Il y a aussi les gens établis dans l’existence qui ont le sentiment que l’île est initiatique et spirituelle. Ils viennent pour explorer, pour être touchés, puis s’en retourneront à leur vie. Un 3ème groupe vient surtout pour se relaxer, se détendre et profiter ce que Bali a à offrir en termes de spiritualité. Enfin, il y a une dernière catégorie, ceux qui viennent spécifiquement pour rencontrer un gourou. Peter Wrycza estime que Bali est un lieu unique au monde pour le développement personnel car c’est un lieu avec une grande différence. Dans la culture balinaise, les relations avec l’environnement et les autres êtres humains sont définies alors qu’en Occident les gens sont toujours déchirés entre la notion d’être un individu et leurs expériences collectives. Pour lui, l’invisible réseau de connexions qui nous influence est différent ici. Bali serait donc indiscutablement un laboratoire pour le reste du monde, un sujet sur lequel Peter Wrycza a déjà écrit par le passé. Bali serait la « relique » d’une ancienne façon d’être bousculée par des influences plus modernes. Malgré cela, Bali résiste et il compare sa culture à une fleur de pissenlit : quand on souffle dessus, les aigrettes s’en vont fertiliser le monde. Ici, tout se produit à cause de l’interaction des dualités, c’est l’endroit pour explorer cela. Faire du développement personnel à Bali est donc un must. Peter Wrycza explique d’ailleurs qu’il emporte un peu de Bali dans les séminaires qu’il anime en Occident et ne tarit pas d’éloge sur l’hindouisme balinais qui, selon lui, aurait gardé ce qu’il a perdu en Inde. A Bali, il y a ce sens de la vie intérieure et extérieure et on peut donc établir le rapport entre l’indicible et ce qui est dit, senti et pensé. Pour cette nouvelle année, il espère que les gens pourront redécouvrir le sens de l’interconnexion, de la compassion, de l’humanité. Plus d’amour et moins de profit.
Nitarta Center, Sidemen, Karangasem.
Tél. 081 138 800 65 ou 081 138 878 83
peter2@awareness-bali.com
www.awareness-bali.com
www.transformationalacademy.com

kevin-yee-chan
NDN Lifestyle Studio

KEVIN YEE-CHAN, UN DANSEUR PRO ELARGIT SON HORIZON A BALI
Danseur classique américain de 30 ans, Kevin n’avait jusqu’alors jamais imaginé vivre ailleurs que dans un grand centre urbain. Il a partagé ses 10 ans de carrière de danseur entre les Etats-Unis, l’Allemagne et la France. Et puis, l’occasion d’une tournée à Fidji lui donne une première immersion dans un pays en développement, avec une présence de la nature très forte. Quelque temps après, il vient en vacances à Bali pendant une semaine et décide de s’y fixer, ça fait maintenant trois ans qu’il y habite. « J’aime le rythme de la nature à Bali, surtout à Ubud où elle est très présente et active, nous confie Kevin. J’ai rapidement ressenti que c’était un endroit qui permettait de se régénérer. » Le danseur consacre ses six premiers mois à Bali au yoga et réalise qu’il y a beaucoup d’options dans les communautés pour se réinventer et élargir son horizon. « La diversité des ressources en matière de développement personnel est vraiment exceptionnelle à Bali, rien n’y manque pour élever le niveau de conscience, remarque-t-il. Il y a bien sûr un aspect commercial qu’on pourrait critiquer mais ça sert une bonne cause. Attention cependant à ne pas se laisser prendre par l’illusion mais à se poser les bonnes questions et à savoir accepter les deux côtés de Bali, l’un est aussi brillant et béni que l’autre est ténébreux. » Au gré des rencontres, Kevin quitte Ubud pour devenir directeur du studio Embodied Arts Seminyak, un studio de danses classique et contemporaine qui emploie 7 professeurs et propose aussi du tai chi, du yoga, de la musique, du théâtre, de l’écriture, le tout dans une démarche collaborative. « Bali jouit d’une extraordinaire réputation, c’est un endroit qui nous donne beaucoup et auquel il faut aussi penser à rendre, exprime ce jeune homme très doux et qui jouit d’une grande réputation de pédagogue. Pour 2017, je souhaite la compassion, l’action et l’amour à vos lecteurs et à tout le monde. »
FB: Embodied Arts Seminyak

 

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