AHOK FINALEMENT NOMME SUSPECT POUR BLASPHEME

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La police indonésienne a indiqué mercredi qu’elle poursuivrait son enquête dans l’affaire de blasphème qui touche le gouverneur de Jakarta Basuki Tjahaja Purnama, un chrétien d’origine chinoise, dans une atmosphère délétère de tensions ethnique et religieuse.

Cette décision fait suite aux plaintes déposées par des associations musulmanes. Le gouverneur en campagne avait indiqué lors d’un discours fin septembre que ses opposants politiques utilisaient des versets du coran pour empêcher la population de la capitale de voter pour lui. Ce passage affirme que des musulmans ne peuvent être dirigés par des chrétiens ou des juifs.

Après que le discours ait été diffusé sur YouTube, de façon tronquée, avec des sous-titres et en omettant des phrases clés qui indiquent le contexte de la réflexion du gouverneur, de nombreux organisations musulmanes ont crié au blasphème et exigé qu’une procédure judiciaire soit lancée. Tout en niant l’accusation de blasphème, le gouverneur de la capitale indonésienne avait pourtant présenté ses excuses à ceux que ces propos avaient pu offenser. Le 4 novembre dernier, une importante manifestation a eu lieu à Jakarta pour exiger son procès. Le rassemblement s’était terminé par des violences.

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Ari Dono Sukmanto, un des responsable de la police nationale a expliqué aux journalistes que « l’opinion dominante, c’est que la question doit être réglée par un tribunal. »

Le gouverneur a donc été nommé suspect et le procès va pouvoir commencer. On lui a signifié son interdiction de sortie du territoire. Il risque jusqu’à 5 ans de prison si jugé coupable de ce délit.

Les analystes estiment que la décision d’amener l’affaire au pénal est un camouflet pour la démocratie indonésienne.

« Cela crée un mauvais précédent pour les minorités car cela indique que la procédure légale peut être dictée par la pression publique » », a dit Irina Gayatri, une analyste politique de l’Institut des Sciences.

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D’après Reuters.

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