ACCORD SUISSE-INDONESIE CONTRE L’EVASION FISCALE

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Après Hong Kong le mois dernier, c’est au tour de la Suisse d’avoir signé un accord de transparence sur les comptes bancaires avec l’Indonésie. Le directorat général des impôts indonésien aura accès à partir de 2019 aux données bancaires des citoyens indonésiens en Suisse.

La Suisse est un des paradis fiscaux très prisés des Indonésiens, avec Singapour, Hong Kong et Maurice.

Pour mémoire, le magazine Time avait révélé en 1999 que le président Suharto, alors fraichement destitué, avait transféré 9 milliards de dollars d’un compte en Suisse à un autre en Autriche pendant les remous politiques de 1998.

Le salaire du président indonésien à l’époque n’était pourtant que 1764 dollars par mois.

Hier, Ken Dwijugiasteadi, de la direction des impôts d’Indonésie, a signé cet accord avec l’ambassadeur suisse Yvonne Baumann.

« C’est important pour l’Indonésie d’être en mesure de pouvoir échanger automatiquement ces informations avec la Suisse, puisque ce pays est un des plus importants centres financiers », a-t-on dit du côté indonésien.

La ministre des Finances Sri Mulyani a expliqué que le gouvernement allait signer d’autres accords semblables avec des pays stratégiques comme le Royaume-Uni, les Etats-Unis et l’Australie.

Ces accords sont désormais possibles depuis que le gouvernement a décidé en mai dernier d’annuler le secret bancaire afin de se conformer à l’Echange Automatique d’Informations relatives aux comptes financiers en matière fiscale (AEOI), un système mis en place pour lutter contre l’évasion fiscale.

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