4 INDONESIENS AUSSI RICHES QUE LES 100 MILLIONS LES PLUS PAUVRES

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Un rapport sur les inégalités en Indonésie indique que les quatre hommes les plus riches du pays détiennent une fortune égale à celle des 100 millions les plus pauvres.

Ce rapport publié récemment par Oxfam explique par ailleurs que l’Indonésie, avec une population de 250 millions d’habitants, est à la sixième place mondiale des inégalités au sein d’une population donnée.

En Asie, seule la Thaïlande présente des inégalités encore plus criantes.

Le rapport met en exergue le « fondamentalisme du marché » qui a permis aux plus riches de percevoir la plupart des bénéfices de presque deux décennies de croissance soutenue, d’accumuler la propriété privée et aussi d’accentuer l’inégalité des sexes.

Les retours sur investissements de la fortune d’un seul de ces quatre Indonésiens les plus riches suffirait à éliminer la pauvreté extrême en seulement une année, explique encore le rapport d’Oxfam.

La liste des quatre Indonésiens les plus riches inclut trois des magnats de la cigarette : Budi Hartono, Michael Hartono et Susilo Wonowidjojo.

Oxfam rappelle que l’extrême pauvreté, qui correspond à une rentrée d’argent quotidienne de moins d’1,90$, a décliné drastiquement en Indonésie depuis 2000, mais 93 millions d’Indonésiens vivent encore avec moins de 3,10$ par jour, ce qui correspond à une pauvreté « modérée » selon les termes de la Banque mondiale.

Dans ces conditions, l’instabilité sociale va s’accroitre si le gouvernement ne fait pas face rapidement au problème.

Le président Jokowi a rappelé à plusieurs reprises que réduire les inégalités était une des priorités de son gouvernement.

Le rapport affirme enfin que le prélèvement des impôts en Indonésie est le 2ème plus faible de la région et qu’il « échoue à jouer un rôle nécessaire dans la redistribution des richesses ».

Stopper l’évasion fiscale est également crucial, dit Oxfam, citant le Fonds monétaire international qui affirme que 101 milliards de dollars ont été dirigés d’Indonésie vers des paradis fiscaux rien que sur la seule année 2015.

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